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Nicole Kidman propulsée dans la course aux Oscars

Nicole Kidman lors de la première de Destroyer,... (PHOTO REUTERS)

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Nicole Kidman lors de la première de Destroyer, lundi soir.

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Jake Coyle
La Presse Canadienne
Toronto

C'est en enfermant avec force l'actrice Tatiana Maslany dans le coffre d'une voiture que Nicole Kidman a eu une prise de conscience de l'expérience qu'elle était en train de vivre pour son rôle dans le thriller noir et brutal Destroyer.

«Je la mettais dans le coffre de la voiture en me disant : «Qu'est-ce que c'est que ça?», s'est souvenue l'actrice lors de la première du film présentée lundi au Festival international du film de Toronto (TIFF).

Même si on a été habitué à s'y attendre, les transformations de Nicole Kidman peuvent encore surprendre et étonner l'actrice elle-même. Et comme cela a été si souvent le cas, les pouvoirs de métamorphose de Kidman ont de nouveau enflammé un festival de cinéma et propulsé l'actrice de 51 ans parmi les prétendantes aux Oscars.

Dans Destroyer de la réalisatrice Karyn Kusama (The Invitation, Girlfight), Nicole Kidman est méconnaissable dans la peau d'Erin Bell, une policière hantée et endurcie avec peu d'enthousiasme pour son travail dans la police ou pour la vie en général. Sa voix est un murmure rauque, sa peau est un masque maigre séché par le soleil, ses yeux sont froids et vides. Elle boit beaucoup.

Le film, que Kusama dit camper dans l'esprit du Taxi Driver de Martin Scorsese, place un anti-héros féminin au coeur d'un genre pour durs-à-cuire, généralement réservé aux hommes. Tatiana Maslany, qui joue le rôle d'une criminelle dans le film, a déclaré que «ce n'était pas très masculin». «On sentait vraiment une touche féminine à transformer les règles de la façon dont on raconte habituellement ce genre d'histoires», a-t-elle partagé.

Ce qui a transformé la policière Bell en fantôme d'elle-même est la quête qui constitue Destroyer, que le distributeur Annapurna sortira en salles en décembre. On suit à la fois une enquête de meurtre actuelle et une opération d'infiltration antérieure qui s'est terminée tragiquement. Dans les falsh-backs, Nicole Kidman apparaît belle et pleine de vivacité, ce qui ne fait que renforcer sa transformation radicale dans le rôle.

«J'étais assise là à regarder les 15 dernières minutes du film en me disant: "Mon Dieu, est-ce vraiment moi?"», a commenté la star. «C'est étrange parce que je le regarde et ça ressemble presque à un rêve, car c'était tellement particulier pour moi d'exister dans cet espace.»

Selon Nicole Kidman, la noirceur intérieure du personnage était plus exigeante que sa transformation extérieure.

«Ce film a été vraiment difficile pour moi. C'est si extrême, si loin de moi. Je voulais que ce soit réel et authentique. Je ne voulais pas faire une performance, alors je devais entrer dans un endroit intérieur où je n'aimais pas être et y vivre pendant un certain temps mentalement et physiquement.»




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