TIFF: les vedettes se prononcent sur la crise des migrants

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Salma Hayek a déploré l'indifférence de certaines personnes par rapport à la crise des migrants.

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Victoria Ahearn
La Presse Canadienne
Toronto

La crise des migrants qui secoue actuellement l'Europe est un sujet populaire au Festival international du film de Toronto (TIFF), plusieurs vedettes n'hésitant pas à partager leur point de vue sur la situation désespérée dans laquelle se trouvent les réfugiés.

L'actrice québécoise Suzanne Clément, qui était de passage au TIFF à l'occasion de la projection de la comédie politique Guibord s'en va-t-en guerre de Philippe Falardeau, compte parmi les nombreux artisans de l'industrie cinématographique qui croient que le gouvernement canadien devrait accueillir davantage de migrants.

Selon elle, la population canadienne a la chance d'avoir suffisamment d'eau, de nourriture et d'espace, alors elle peut certainement en faire davantage pour aider ceux qui fuient la guerre et la misère en Syrie ou ailleurs en quête d'une vie meilleure.

Patrick Huard, qui interprète un député idéaliste dans le film de Falardeau, est d'accord avec sa collègue, soutenant que les immenses ressources du Canada finiraient tôt ou tard par l'obliger à accueillir des réfugiés et qu'il valait mieux que cela se fasse progressivement afin que les Canadiens et les nouveaux venus puissent apprendre à vivre ensemble et à se connaître.

De son côté, Salma Hayek a déploré l'indifférence de certaines personnes par rapport à la crise des migrants. La comédienne d'origine mexicaine, qui joue le rôle d'une mère tentant de fuir l'Iran avec sa famille à la suite de la révolution islamique de 1979 dans Septembers of Shiraz, a prévenu que cette situation aurait un impact global, et ce, dans plusieurs domaines.

L'actrice, qui milite aussi pour améliorer le sort des filles et des femmes à travers le monde, a même tourné une vidéo dans laquelle elle demande au premier ministre britannique, David Cameron, et au président français, François Hollande, de faire leur part en acceptant sur leur territoire respectif un certain nombre des demandeurs d'asile qui affluent vers l'Europe.

«Imaginez: il y a présentement quatre millions de réfugiés juste au Liban, en Turquie et en Jordanie. Ces trois pays n'ont pas de pétrole, ils ont plutôt beaucoup de problèmes politiques et économiques, a-t-elle indiqué. Si nous n'aidons pas les migrants, que va-t-il arriver? C'est un terrain très fertile pour l'État islamique.»

Pour sa part, Idris Elba estime que son drame Beasts of No Nation est très d'actualité puisqu'il met en scène des enfants forcés de se battre pour un seigneur de la guerre dans un pays non identifié de l'Afrique occidentale déserté par des milliers de ses habitants en raison de la guerre civile qui y sévit.

«Ces problèmes existent depuis longtemps en Afrique et il faudrait les régler. Ces factions et ces guerres existent parce que les gens sont pauvres et qu'ils se révoltent contre cette pauvreté», a dit l'acteur britannique.

Le réalisateur du long métrage, Cary Fukunaga, a évoqué le cas du bambin syrien dont le corps a récemment été retrouvé, face contre sable, sur une plage turque, déclarant que ce petit et les autres enfants comme lui étaient victimes des erreurs commises par les adultes.

Il a ajouté que si l'humanité ne protégeait pas ses enfants, elle courait à sa perte.

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