Les cannoiseries du jeudi 18 mai

Kim Nguyen... (Archives La Presse Bernard Brault)

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Kim Nguyen

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(Cannes) Les nouvelles de la Croisette de notre envoyé spécial.

KIM NGUYEN EST HOT À CANNES

Selon le magazine spécialisé Hollywood Reporter, le nouveau film du Québécois Kim Nguyen, The Hummingbird Project, fait partie des 15 titres les plus « hot » de l'actuel Marché du film du Festival de Cannes.

Le long métrage, qui n'en est qu'à l'étape de la préproduction, raconte l'histoire de cousins requins de la finance (Jesse Eisenberg et Alexander Skarsgard). Il s'y trouve aux côtés des nouveaux films de Paul Verhoeven (Blessed Virgin), Brian De Plama (Domino), Ben Wheatley (Freak Shift), Christoph Waltz (Georgetown), Jim Sheridan (H Block), Neil Jordan (The Widow), Jacques Audiard (The Sisters Brothers d'après le roman de Patrick deWitt) et Michel Hazanavicius (Redoutable, présent en compétition officielle et traitant de la vie de Jean-Luc Godard).

LE JAB DE TODD HAYNES

C'est le sujet dont tout le monde parle à Cannes. Todd Haynes a donc logiquement été questionné lui aussi jeudi sur la polémique autour des films de Netflix à Cannes, qui ne prendront pas l'affiche en salle en France. Son nouveau film, Wonderstruck, est produit par Amazon, qui bouscule aussi l'ordre établi de l'industrie du cinéma. « Amazon ne semble pas faire partie de cette discussion, a répondu le cinéaste.

L'équipe d'Amazon est constituée de cinéphiles qui aiment vraiment les films. Ils cherchent à trouver de nouvelles façons de les faire connaître et de les diffuser, mais ils adorent le cinéma. » On ne peut s'empêcher de penser qu'en prenant ainsi la défense d'Amazon, Haynes envoie a contrario un jab aux dirigeants de Netflix. Certains disent, en coulisses, que ceux-ci ne s'intéressent pas au cinéma comme les patrons d'Amazon, qui entretiennent de meilleures relations avec l'industrie. Est-ce que ceci expliquerait cela ?

ORWELL N'EST PAS LOIN

Les longs soupirs précédés de « Mais c'est pas possible ! » fusaient de toutes parts, jeudi, au pied du tapis rouge du Palais, avant l'habituelle projection matinale du Grand Théâtre Lumière. Plusieurs festivaliers ont dû faire la queue très longtemps et certains se demandaient s'ils allaient être refoulés à l'entrée. La raison ? Un nouveau dispositif de sécurité en place cette année, pour faire face à la menace d'un attentat terroriste.

Entrer au Palais des Festivals est aussi compliqué que de prendre un vol à l'aéroport. Détecteur de métal, fouille des sacs, etc. (J'ai tout de même réussi à cacher ma tablette de chocolat bien au fond de mon sac à dos sans qu'elle soit détectée.) Le Tout-Cannes est d'ailleurs en état d'alerte. Quelque 300 jardinières géantes ont été placées tout le long de la Croisette afin d'éviter que puisse se répéter la tragédie de la promenade des Anglais à Nice, lorsqu'un camion avait foncé sur la foule lors des célébrations du 14 juillet dernier. En plus des 550 caméras de surveillance présentes en ville, 80 Cannois « vigilants » prêtent main-forte aux policiers pendant le Festival en se fondant dans la foule. Orwell n'est pas loin.




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