La destitution de Dilma Rousseff s'invite à Cannes

«Le Brésil n'est plus une démocratie», «Nous résisterons»,... (PHOTO AP)

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«Le Brésil n'est plus une démocratie», «Nous résisterons», proclamaient d'autres slogans écrits sur des feuilles de papier brandies par l'équipe du film réalisé par Kleber Mendonça Filho.

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Agence France-Presse
Cannes

«Arrêtez le coup d'État»: l'équipe du seul film brésilien en compétition à Cannes, Aquarius, a créé l'événement mardi en brandissant une banderole sur les marches pour protester contre la destitution de la présidente Dilma Rousseff.

«Le Brésil n'est plus une démocratie», «Nous résisterons», proclamaient d'autres slogans écrits sur des feuilles de papier brandies par l'équipe du film réalisé par Kleber Mendonça Filho.

Chronique captivante de la société brésilienne, Aquarius est le treizième film en compétition au Festival de Cannes. Le cinéaste brésilien s'y interroge sur les excès du capitalisme à travers le portrait d'une femme rebelle et libre incarnée par la vedette brésilienne Sonia Braga, en guerre contre une société immobilière qui veut la déloger.

«L'une des choses qui m'inquiètent le plus c'est la façon dont le Brésil est divisé», a déclaré l'actrice dans une interview avant la projection. «Je ne me souviens pas que le Brésil ait été aussi divisé. Toutes les choses que nous avons vécues dernièrement depuis la dictature, depuis l'ouverture du Brésil, nous les avons réalisées ensemble», a-t-elle poursuivi.

«Nous devons recommencer à faire des choses ensemble. Nous devons nous rendre compte que dans deux ans, de toute manière, nous voterons pour un président», a ajouté Sonia Braga. «Ce qu'il se passe en ce moment doit être expliqué au monde entier».

«Merci de votre soutien!», a gazouillé Dilma Rousseff après le geste de l'équipe du film. Elle a été écartée la semaine dernière du pouvoir par le Sénat dans le cadre d'une procédure de destitution controversée.

La dirigeante brésilienne de gauche, accusée de maquillage des comptes publics, a été suspendue jeudi du pouvoir pour un délai maximum de six mois en attendant son jugement final par les sénateurs.

Elle a été remplacée par son vice-président de centre-droit Michel Temer,un ex-allié devenu rival, dont elle conteste la légitimité, se disant victime d'un coup d'État institutionnel.

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