Tarantino se lamente du numérique et de la «mort» du cinéma

John Travolta et Uma Thurman, acteurs principaux de... (Photo Alberto Pizzoli, AFP)

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John Travolta et Uma Thurman, acteurs principaux de Pulp Fiction, qui a reçu la Palme d'Or en 1994, entourent le réalisateur Quention Tarantino.

Photo Alberto Pizzoli, AFP

Jake Coyle
Associated Press
Cannes, France

Lorsque Quentin Tarantino a remporté la Palme d'or au Festival de Cannes, en 1994, pour Pulp Fiction, il a tapé dans les mains des membres de son équipe, s'est précipité sur la scène où attendait Clint Eastwood, le président du jury, et a promptement offert un doigt d'honneur à un détracteur.

Pulp Fiction a déboulé sur la Croisette il y a 20 ans. Pour l'occasion, Tarantino est retourné vendredi sur le lieu du crime. Entre ses divers prix, il estime que sa Palme d'or est «certainement, positivement, sa plus grande réussite».

De tous les trophées remportés, la Palme est celui qui occupe la place d'honneur dans sa maison. Le réalisateur dit d'ailleurs souhaiter en remporter une autre un jour.

Peu de films ont fait autant de vagues que Pulp Fiction, il y a 20 ans. Si Tarantino a admis que son impact révolutionnaire a influencé les films pendant des années, il estime toutefois que son oeuvre venait s'intégrer dans «une tendance qui flottait dans l'air» pour contrer les films plus légers, plus traditionnels des années 1980. Tarantino, accompagné à Cannes par deux vedettes de Pulp Fiction, John Travolta et Uma Thurman, était pourtant plus intéressé à parler du présent que du passé.

Pour lui, les projections numériques signent la mort du cinéma tel qu'il le connaît. À ses yeux, l'abandon du format 35 millimètres signifie que «la guerre est perdue», et le numérique ne serait que «de la télévision en public».

Tarantino se trouvait à Cannes pour projeter Pulp Fiction en 35 mm sur la plage, vendredi soir, en plus de présenter une projection spéciale du 50e anniversaire de A Fistful of Dollars (Pour une poignée de dollars), de Sergio Leone, qui mettra fin aux festivités samedi soir. Pour le réalisateur américain, A Fistful of Dollars est non seulement la naissance du western spaghetti, mais aussi «la naissance du film d'action de genre au cinéma.

Le réalisateur et scénariste pense par ailleurs, après une lecture en public du scénario, à revenir sur son engagement à ne pas tourner Hatefield Eight, son prochain film dont le scénario avait fait l'objet d'une fuite en ligne.

«J'en suis toujours à l'écriture, a-t-il dit. Je me suis un peu calmé, la blessure du poignard dans le dos a commencé à cicatriser.»




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