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      Ernest et Célestine: un monde idéal

      Lauréat du César du meilleur film d'animation la semaine dernière, Ernest... (Image fournie par Métropole Films)

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      Image fournie par Métropole Films

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      Josée Lapointe

      Lauréat du César du meilleur film d'animation la semaine dernière, Ernest et Célestine connaît un joli succès depuis sa sortie en France. Ce film charmant sur l'amitié et les préjugés, inspiré des albums du même nom et scénarisé par l'écrivain Daniel Pennac, est présenté à l'occasion du Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM) et sort en même temps un peu partout au Québec.

      Ernest le gros ours au grand coeur et Célestine la petite souris fantasque sont nés dans l'imagination de l'auteure et dessinatrice belge Gabriel le Vincent . Parus entre 1982 et 2000 et un peu oubliés, ces mignons albums dessinés à l'aquarelle sont ramenés à l'avant-plan avec ce film intelligent, amusant et d'une grande beauté. « L'oeuvre de Gabriel le Vincent était discrète », explique Daniel Pennac, qui a entretenu une correspondance pendant 10 ans avec l'auteure, de son vrai nom Monique Martin , morte en 2000. Alors l'écrivain n'a pas hésité quand le producteur Didier Brunner lui a demandé, il y a cinq ans, d'écrire un scénario tiré des histoires d'Ernest et Célestine. « Je me suis dit que ce serait bien de ressusciter le travail de Monique. Mais les albums sont faits de petits événements du quotidien, du style Ernest et Célestine et la tasse cassée. On ne peut pas faire un film avec ça. »

      Daniel Pennac a donc eu cet «immense bonheur paradisiaque » de pouvoir remonter à la source d'Ernest et Célestine en leur inventant une vie avant leur rencontre. « Il fallait qu'ils se conquièrent. Et pour se conquérir, ils devaient s'échapper d'un monde qui n'est pas du tout drôle. » C'est ainsi qu'est né le « monde d'en bas », celui des souris où elles sont toutes destinées à devenir dentistes alors que Célestine passe son temps à dessiner. Et le «monde d'en haut, » où vivent les ours, et dans lequel Ernest a renoncé à un avenir tout tracé de juge. Comme les deux mondes se détestent et se craignent, Ernest et Célestine devront passer par-dessus les préjugés de leur milieu pour apprendre à se connaître et à s'apprécier. Ainsi, l'ambiance du film est beaucoup plus sombre que dans les livres. « J'ai voulu créer un univers à la Dickens, pour faire contraste avec celui d'Ernest et Célestine. » Et au fur et à mesure que le récit avance, les couleurs s'éclaircissent, la lumière inonde l'écran, et les deux amis s'installent dans le monde qui est le leur.

      Hommage au dessin

      À la fin du récit, c'est donc Célestine elle-même qui prend le pinceau dans le but de raconter le début de leur histoire. « La suite, dans le fond, elle est dans les albums. C'est une espèce de voyage qui va du film aux livres », expliquent les coréalisateurs du film. Stéphane Aubier et Vincent Patar, créateurs de la BD Pic Pic André et du film d'animation Panique au village, ont travaillé en collaboration avec le réalisateur Benjamin Renner. Même s'ils sont belges, ils ont découvert le travail de Gabrielle Vincent au moment de faire le film. « J'aime l'énergie qu'elle donnait à ses crayonnés, dit Stéphane Aubier. Ça m'a touché de voir la vie qu'elle arrivait à donner en quelques traits. Elle n'avait pas besoin de fermer une forme pour qu'elle soit expressive, et ça donne beaucoup de sensibilité au dessin.»

      Respecter ce style unique et le pastel des aquarelles était bien sûr le gros défi du travail d'animation. Tous les décors ont d'ailleurs été peints au pinceau sur papier pour ensuite être scannés, et un logiciel a été créé expressément pour permettre l'animation à l'aquarelle. D'où le côté un peu délavé et intemporel du film, contrairement aux couleurs vives des dessins animés d'aujourd'hui. «Pour nous, ce film est un hommage au dessin, précise d'ailleurs Vincent Patar. Nous faisons découvrir aux nouvelles générations, habituées aux images de synthèse, la beauté du dessin animé simplement avec des traits qui bougent, comme si c'étaient des croquis. C'est un peu plus brut, mais c'est intéressant de voir qu'on peut raconter une histoire sans pousser la sophistication de l'image. »

      Daniel Pennac, qui en marre de la frénésie, estime que ce parti pris donne un traitement d'une grande douceur. À l'image de la relation entre Ernest et Célestine, quoi. « Quand les premiers albums sont sortis, ma fille avait environ 5 ans, et on les lisait ensemble. J'étais son Ernest et elle, ma Célestine. »Ernest est en quelque sorte la figure du père. «Oui, un père qui serait resté un peu enfant Ernest et Célestine, c'est un peu la relation idéale entre un petit enfant et un adulte. »

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