Lysandre Ménard: jouer, tout simplement

Pour son premier rôle au cinéma, Lysandre Ménard... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Pour son premier rôle au cinéma, Lysandre Ménard retrouve dans le personnage d'Alice sa passion pour le piano.

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Lysandre Ménard est la grande révélation du film de Léa Pool. La jeune femme de 21 ans termine sa formation musicale au Conservatoire cette année (avec André Laplante et Richard Raymond). Des prestations musicales, elle en donne depuis des années, mais comme actrice, elle en était à sa première expérience.

«Au départ, je n'y croyais pas vraiment, même si j'ai toujours été intéressée par le cinéma et que je connaissais les films de Léa, confie-t-elle. J'ai entendu parler de ce rôle, qui consistait à jouer au piano, j'ai vu le casting avec toutes ces actrices que j'admire et j'ai auditionné. C'était intimidant au début, mais la transition a été très naturelle.»

Le conseil le plus utile qu'elle a reçu est venu de Léa Pool. «Elle m'a dit que je n'avais pas à en donner plus qu'il fallait - cinématographiquement parlant. Que tout était dans mon visage. Il y a une scène que j'appréhendais parce que je devais pleurer, mais on l'a tournée à la toute fin. J'avais eu le temps de me réchauffer. Léa m'a juste dit «je te fais confiance» et ça s'est bien passé.»

«Elle est hyper douée, note Léa Pool. Je n'ai pas passé tant de temps avec elle. Je pense que c'est une question de confiance. Je ne sais pas dans quelle mesure on dirige un acteur. C'est beaucoup dans la relation individuelle qu'on tisse avec chacune des actrices pour trouver ce que chacune a en elle pour ensuite les pousser le plus loin possible.»

Pas de doute, son travail d'interprète comme pianiste l'a beaucoup aidée. «On joue dans toutes sortes de circonstances. Parfois, on n'a pas envie de jouer, on est triste ou fatigué, mais il faut interpréter l'oeuvre en mettant de côté ses émotions et en se concentrant sur l'oeuvre. Intérioriser une colère ou une peine, c'est quelque chose que je sais faire.»

Dans deux scènes très touchantes du film, elle joue une étude de Chopin (opus 10, no 3) avec beaucoup d'émotion. Les sceptiques seront confondus, il n'y a pas de doublure! Une pièce choisie par François Dompierre parmi celles que maîtrisait la jeune femme. «C'est une pièce difficile à interpréter, avec des montagnes russes, un peu comme le vit mon personnage dans le film. C'était un bon choix!»

À l'été, elle jouera à Carnegie Hall dans le concert annuel de l'Académie d'été - à laquelle elle a participé l'an dernier. Elle y interprétera La fantaisie du compositeur russe Scriabine. Après, tout est ouvert. De la musique de chambre. Mais aussi de la musique rock avec son groupe The Loodies, qui sortira en avril son deuxième album.

Il reste que ce premier rôle au cinéma lui a donné le goût de cet art, elle ne s'en cache pas. «J'ai aimé le travail d'équipe sur une oeuvre d'art. Le fait d'avoir plusieurs têtes créatrices sur un projet, ça me plaît beaucoup. Surtout que comme pianiste, je travaille souvent seule. Ce film m'a vraiment fait du bien. Parce que j'aime être avec du monde!»

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