La disparition des lucioles: comme «de la visite à la maison»

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Pour tourner La disparition des lucioles à Saguenay, le réalisateur Sébastien Pilote s'est entouré d'une équipe de plus de 30 personnes, dont la plupart des membres proviennent de Montréal.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(SAGUENAY) Le cinéaste Sébastien Pilote tourne actuellement son troisième film, La disparition des lucioles, à Saguenay. Après Le vendeur et Le démantèlement au Lac-Saint-Jean, le cinéaste tourne chez lui pour la toute première fois. Le film, qui dispose d'un budget de plus de 3 millions, met en vedette Karelle Tremblay, Pierre-Luc Brillant, Luc Picard et François Papineau.

Même s'il a remis en question son choix de tourner en région en raison des embûches rencontrées, aujourd'hui, le cinéaste est heureux d'avoir concrétisé son désir de tourner La disparition des lucioles à Saguenay.

«Jusqu'ici, le résultat est assez conforme à mes rêves», assure Sébastien Pilote au 22e jour d'un tournage qui en comptera 27 au total. Pourtant, en cours de route, des imprévus lui ont parfois donné l'impression d'être plus près du cauchemar. Le cinéaste est habitué à tourner dans des endroits où tout est plutôt calme. Cette fois, il s'est heurté à quelques difficultés logistiques inhérentes à la ville.

«On a dû composer avec des travaux routiers, une course cycliste, un été tardif», affirme-t-il, soulignant que l'équipe a même dû coller des feuilles dans les arbres au début du tournage. 

«Il m'est arrivé de regretter mon choix de tourner ici. J'avais parfois l'impression que la malchance me courait après.»

«En même temps, il y a plein de choses gagnantes en tournant en région», ajoute le réalisateur.

Le fait de réunir toute une équipe à Saguenay pour donner vie à son projet lui procure notamment un sentiment de fierté. «C'est le fun quand tu t'aperçois que plein de monde travaille à la même chose que toi. On fait le travail à plusieurs mains. J'ai aussi l'impression d'avoir de la visite à la maison. Je me sens un peu comme un G.O. Je veux leur faire visiter les beaux endroits.»

L'équipe, qui a pu découvrir quelques attraits de la région lors des journées de congé, a aussi dû se déplacer à plusieurs reprises.

«Commr une chanson pop»

Pour le cinéaste, le défi du film réside justement dans le nombre de lieux différents où il est tourné. «Il se déroule dans plus de 30 décors différents. Ça implique beaucoup de déplacements.»

Jusqu'ici, les résultats obtenus laissent présager le meilleur au cinéaste, mais il demeure prudent.

«Je suis en communication avec le monteur à Montréal, qui a commencé à assembler le film. Ça se passe bien, mais tant qu'il ne sera pas terminé, je ne peux pas dire que c'est parfait. On peut échapper une scène et c'est la catastrophe», dit-il. 

«Faire un film, c'est un marathon, il ne faut pas s'essouffler.»

Sébastien Pilote aimerait rejoindre un public plus large avec La disparition des lucioles. «C'est un film que je souhaite plus rock'n'roll, plus sexy. J'ai toujours voulu qu'il sonne plus comme une chanson pop que comme une sonate. Je souhaite faire un film simple, sincère, généreux, et je pense qu'il va l'être. Je fais des films pour les gens qui aiment le cinéma. C'est ma seule contrainte.»

Après le tournage qui prend fin la semaine prochaine, Sébastien Pilote sera en montage jusqu'à Noël. Le film sortira au cours de 2018.

Dans La disparition des lucioles, Karelle Tremblay et... (Photo fournie par l’ACPAV) - image 2.0

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Dans La disparition des lucioles, Karelle Tremblay et Pierre-Luc Brillant incarnent respectivement Léo, une jeune fille qui vient de terminer son secondaire, et Steve, un homme qui vit encore dans le sous-sol chez sa mère et qui enseigne la guitare.

Photo fournie par l’ACPAV

«Démontréaliser» le cinéma

La disparition des lucioles est une comédie dramatique qui raconte les dernières semaines du secondaire de Léo, une jeune fille cynique de 17 ans. Le film traite de sa relation avec son père (Luc Picard), un chef syndicaliste déchu parti travailler dans le Grand Nord, son beau-père (François Papineau), un animateur de radio vedette avec qui elle ne s'entend pas, et son père de substitution (Pierre-Luc Brillant), un guitariste de rock métal solitaire.

Pierre-Luc Brillant n'a pas hésité longtemps lorsque Sébastien Pilote lui a proposé d'incarner Steve, un des personnages masculins qui gravitent autour de la jeune Léo. 

Une brève collaboration dans Le démantèlement avait laissé une bonne impression à l'acteur. Ce dernier apprécie particulièrement le travail du cinéaste qui, dit-il, colle bien à sa propre vision du cinéma.

L'idée de se retrouver en région pour le tournage plaît au comédien qui a pris part à trois journées de tournage en mai, puis à une douzaine en juin. «On vient à peu près tous de Montréal. On ne peut pas retourner à la maison le soir. Ça crée une intimité, un climat familial», assure-t-il. 

«Je trouve ça fantastique que le cinéma sorte de Montréal. La région a une culture qui lui est propre, un climat qui lui est propre, un univers, une ambiance.»

«"Démontréaliser" le cinéma fait du bien et j'espère que ça va faire école», affirme celui qui a aussi tourné avec Jimmy Larouche au Lac-Saint-Jean dans Antoine et Marie, il y a quelques années.

Lorsqu'il quittera Saguenay, Pierre-Luc Brillant reprendra le tournage d'Au secours de Béatrice. Il poursuit également une tournée musicale en compagnie de sa conjointe, la comédienne Isabelle Blais.

Un gros défi pour Karelle Tremblay

Karelle Tremblay s'est installée à Saguenay, une ville qu'elle n'avait jamais visitée, il y a un mois et demi afin de prêter ses traits à Léonie, personnage principal de La disparition des lucioles. L'actrice porte pour la première fois un film sur ses jeunes épaules, un défi qui lui plaît particulièrement.

L'actrice s'est fait offrir le rôle de Léo, personnage principal du film de Sébastien Pilote, l'hiver dernier. Elle a rapidement accepté d'embarquer dans le projet. 

«Le scénario est très fort, brillant. Ça fait du bien de jouer un personnage comme ça.»

«C'est un beau personnage, un personnage spontané. Je suis de presque toutes les scènes. Ça crée du stress, mais c'est du bon stress», assure celle qui cumule les projets depuis ses débuts à la télévision à l'âge de 12 ans.

L'idée d'incarner Léo, cette jeune fille de 17 ans, lui a tout de suite plu. «Certains personnages me parlent plus que d'autres, affirme-t-elle. Léo est cynique, mais elle est peut-être tannée de ça. Elle a envie de vivre des choses plus grandes qu'elle. Elle se sent différente des autres de son âge. Elle va rencontrer Steve, un musicien. Il va la fasciner, parce qu'elle a l'impression qu'il est différent. Le personnage a une belle évolution. Je crois qu'elle finit par porter un regard un peu plus optimiste sur les choses», décrit-elle.

D'ailleurs, Karelle Tremblay ne chômera pas au cours des prochains mois. Après le tournage de La disparition des lucioles, elle retournera à Montréal où elle tournera la troisième saison de Jérémie, série jeunesse dans laquelle elle tient le rôle-titre, à compter du 5 juillet. Puis, à l'automne, elle replongera dans le rôle de Cameron, la jeune détenue d'Unité 9Hochelaga, terre des âmes, film de François Girard dans lequel elle tient un rôle, prendra aussi l'affiche cet automne. «Cet hiver, j'aimerais partir en voyage, décrocher», dit-elle.




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