La SODEC veut resserrer les règles

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Selon le producteur de Funkytown André Rouleau, «il y a trop de projets non prêts qui sont déposés, et ça coûte très cher».

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Estimant que trop de projets ne sont pas prêts au moment de leur dépôt pour études, la SODEC a annoncé aujourd'hui aux producteurs de cinéma son intention de réduire de 3 à 2 le nombre d'essais permettant d'obtenir du financement, a appris La Presse.

La règle, qui entrerait en vigueur en janvier 2016, toucherait à l'ensemble des programmes, que ce soit le financement à la scénarisation et à la production, les courts comme les longs métrages ainsi que les documentaires.

Dans certains cas exceptionnels et sur invitation, quelques projets auraient droit à un troisième essai. Actuellement, certains projets ont droit à un quatrième essai. Ce fut le cas notamment avec Paul à Québec qui a reçu son financement à la production au terme de quatre demandes. Tourné en 2014, le film arrive sur nos écrans en septembre.

La proposition ne fait pas l'unanimité. Selon nos sources, des producteurs ont fait remarquer aux administrateurs de la SODEC que plusieurs projets devenus de bons films, avec de bonnes recettes au box-office, avaient été acceptés au terme d'un troisième tour.

Mais ils ne sont pas unanimes à dire cela. Joint par La Presse à l'extérieur du pays, le producteur André Rouleau de Caramel Films (Funkytown, Starbuck, Paul à Québec) nous a dit être d'accord avec cette idée.

«Il y a trop de projets non prêts qui sont déposés, dit-il. Et ça coûte très cher, analyser des projets, dit-il. La SODEC veut réduire ses frais d'administration et je suis d'accord avec ça. Moins d'argent dans l'administration et plus d'argent pour les films.»

Selon ce dernier, il peut se déposer entre 40 et 50 projets de longs métrages dans une ronde de financement qui dure quelques mois. «C'est beaucoup trop».

À la SODEC, Catherine Loumède, directrice du programme cinéma et télévision, indique être sensible aux observations des producteurs et assure que cette décision n'est pas encore coulée dans le ciment.

«À mon avis, ce projet n'était pas le point majeur des changements que nous proposons, dit-elle. Les producteurs nous ont fait observer qu'il y a deux dates de dépôt par année et qu'ils doivent parfois faire vite pour déposer une nouvelle version qui n'est pas toujours à leur goût. Dans d'autres occasions, ils travaillent en coproduction et les contraintes du travail avec l'étranger les forcent aussi à déposer des nouvelles versions, à leur avis, trop rapidement».

Mme Loumède assure qu'elle va prendre ces remarques en considération.

Allègements pour les scénarios

Selon Mme Loumède, le principal changement que propose la SODEC concerne les scénarios. Dorénavant, le financement des scénarios ne sera plus segmenté en trois versements, nécessitant autant de dépôts de version des textes. À partir d'un projet de scénario comprenant une idée globale de l'histoire et une définition des personnages, la SODEC remettra une subvention globale qui permettra dès le départ aux scénaristes de travailler à leur rythme.

«La méthode actuelle fait en sorte qu'un scénario peut mettre jusqu'à trois ans avant d'être écrit, dit Mme Loumède. Avec le nouveau projet, une fois leur subvention globale obtenue, les auteurs pourront travailler à leur rythme.»

Par contre, comme avec le financement à la production, il y aura deux essais et non trois.

Dans l'ensemble, Mme Loumède estime que les annonces faites aujourd'hui permettront à la SODEC d'être plus efficace dans ses analyses de projets et favorisera un meilleur rythme de travail chez les artisans.

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