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Divergence

Divergence

Divergent

Résumé

Divergence, l'aventure palpitante de Tris Prior (Woodley) qui, plongée dans un futur où chaque individu appartient à un groupe choisi selon sa personnalité, se retrouve parmi les inclassables, incapable d'appartenir à un seul groupe, en un mot, Divergente. Lorsqu'elle découvre qu'une conspiration se trame afin de détruire tous les Divergents, elle doit à tout prix découvrir ce qui rend la Divergence si dangereuse, avant qu'il ne soit trop tard. (source: Les Films Séville)

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Légende

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DÉTAILS

Date de sortie : 2014-03-21

Classement : Général (déconseillé aux jeunes enfants)

Pays : États-Unis

Distributeur : Les Films Séville

Date de sortie en DVD : 2014-08-05

Genre : Science-fiction

Durée : 140 min.

Année : 2014

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Neil Burger

Montage : Richard Francis-Bruce

Scénario : Evan Daugherty,Vanessa Taylor

Photographie : Alwin H. Kuchler

Musique : Junkie XL

D'après le roman de : Veronica Roth

ACTEURS

Kate WinsletMaggie QAshley JuddMiles TellerShailene WoodleyTheo JamesTony GoldwynJai CourtneyZoë KravitzBen Lloyd-Hughes

Critique

Divergent : fait pour les fans

Sonia 
Sonia Sarfati

Disons-le d'emblée: les fans de la trilogie de Veronica Roth devraient adorer l'adaptation cinématographique que Neil Burger a faite du premier tome, Divergent. Ce long métrage est pour eux. C'est une excellente transposition à l'écran, visuellement comme en contenu, des écrits de la très jeune auteure (elle avait 22 ans quand ce premier livre a été publié).

Ce qui n'en fera pas un bon film aux yeux de plusieurs, en particulier ceux qui n'ont pas «embarqué» dans cette série possédant les ingrédients pour parler - très fort - aux jeunes adultes, mais pas la cohérence et la richesse des Harry Potter et autres Hunger Games pour rejoindre les plus âgés (qui, oui, d'accord, ne sont pas ici le public cible).

D'abord, on y retrouve plusieurs concepts qui ont été exploités avec plus de force dans d'autres univers: la Cérémonie de la Répartition est une variation de la Cérémonie du Choixpeau imaginée par J.K. Rowling; les cinq factions dans lesquelles se répartit une société de survivants rappellent les 12 Districts bâtis par Suzanne Collins; les épreuves/entraînements que subit l'héroïne sont un écho de ce que traverse le héros de Ender's Game et Katniss dans Hunger Games, etc.

Ensuite, tous ces emprunts et inspirations sont au service d'une architecture peu crédible et si mal incarnée que les lecteurs qui n'y ont pas cru sur papier n'y croiront pas plus à l'écran. Imaginez, une société où les gens ne font tout qu'en fonction de la qualité, unique, qu'ils représentent: les Audacieux, les Érudits, les Sincères, les Altruistes et les Fraternels ne peuvent être que cela. Des monolithes d'audace ou d'érudition ou de sincérité ou d'altruisme ou de fraternité. Quiconque possède plus d'une de ces qualités est Divergent. Doit le cacher. Risque la mort.

Ainsi en va-t-il dans le Chicago post-apocalyptique où vit Tris (Shailene Woodley, qui tire très bien son épingle du jeu). Elle a grandi chez les Altruistes. A choisi, à 16 ans, de passer aux Audacieux où elle rencontre Four (Theo James). Mais elle est Divergente. Le dissimule. S'ensuivent entraînement intensif, amitiés, romance (belle chimie entre les deux acteurs principaux), complot (porté par une Kate Winslet de marbre, comme Jodie Foster dans Elysium), trahisons.

On connaît la chanson, on nous la sert à répétition dans des oeuvres qui perdent de leur originalité et de leur saveur à chaque déclinaison.

Bref, Divergent est un cas crève-coeur à coter. Les fans de l'oeuvre originale lui accorderont une constellation d'étoiles, et pourquoi pas: le film reflète le contenu du roman aimé, les acteurs jouent très juste, la direction artistique et les effets spéciaux sont de qualité, Neil Burger a fait de bons choix de réalisation. Mais les autres risquent d'aller à l'autre extrême: un récit qui ne tient pas debout, des enjeux pas clairs, un rythme déficient. Un cas patent de «coupage» de poire (et de nombre d'étoiles) en deux. Avec, à l'arrivée, une certitude: s'attirer les foudres de tous. Dur métier.

* * 1/2

Divergent (V.F. : Divergence). Science-fiction de Neil Burger. Avec Shailene Woodley, Theo James, Ashley Judd, Maggie Q. 2h20.

Divergence: lutte de classes

Éric 
Éric Moreault

Divergence est présenté comme un produit destiné à un public adolescent (surtout féminin), dans la lignée de Twilight et, surtout, de Hunger Games. Mauvaise idée dans ce dernier cas, puisqu'il souffre de la comparaison tellement les grandes lignes du récit et les thèmes sont les mêmes. Mais c'est surtout de ses longueurs et des raccourcis scénaristiques - ce n'est pas contradictoire - dont souffre surtout ce film d'anticipation.
On commence à connaître la recette: l'adaptation d'un roman à succès, celui de Veronica Roth, sur un monde dystopique post-guerre, où une jeune héroïne doit surmonter plusieurs épreuves pour faire triompher le bien.
Dans Divergence, Triss (Shailene Woodley) vit dans un monde divisé en cinq castes pour préserver la paix dont chacune représente une importante qualité (abnégation, sincérité...). À la fin de l'adolescence, elle doit subir un test qui va déterminer son appartenance pour le reste de sa vie. Chez une minorité, le test échoue. Ce sont les divergents. Qui représentent un danger pour l'ordre établi et sont traqués pour être éliminés.
Triss est l'une d'eux. Pour le dissimuler, elle choisit de se joindre aux Intrépides, la caste de guerriers, où elle rencontre l'énigmatique Four (Theo James), sa contrepartie masculine. Ils découvriront bientôt un complot qui les met en danger, ainsi que l'ensemble de la société...
Les rôles et modèles féminins positifs sont si rares à Hollywood qu'il faut le souligner. Ce récit initiatique sur le mode «quand on veut, on peut» véhicule des valeurs positives (courage, intelligence, fraternité, amitié). Il lui oppose la peur de l'autre et de la différence qui nourrit le fascisme (l'altérité).
C'est d'ailleurs assez évident en fin de parcours, où les Érudits veulent appliquer une forme d'eugénisme en éliminant les Altruistes grâce à une armée d'Intrépides à qui on a lavé le cerveau. Ces soldats qui obéissent aux ordres sans discuter sont ces nazis qui gazaient les juifs. Évidemment, les divergents se révoltent. Ça s'appelle Divergence, mais dissidence aurait été plus approprié.
Le matériel, bien que peu original, était là, mais mal exploité. Le thème de la divergence surgit sans crier gare aux deux tiers du film! Ça fait plaqué. De plus, la faible profondeur psychologique des personnages, le scénario très prévisible, de nombreux décrochages causés par des rebondissements tirés par les cheveux et une très, très longue et répétitive mise en place plombent sérieusement le long métrage de Neil Burger (Sans limites). Sa mise en scène correcte, mais académique, n'aide en rien.
Le rythme n'a rien de trépidant. Il atteint son vrai rythme de croisière alors qu'il est presque fini. Comme ça dure 2 heures 20... Évidemment, ceux qui s'imaginent une orgie d'effets spéciaux et de scènes d'action vont rester sur leur faim.
Shailene Woodley (Les descendants) n'a pas la moitié du charisme et de l'énergie radioactive de Jennifer Lawrence, mais elle s'en sort plutôt bien. Elle évite d'en faire trop et on en a envie d'y croire. L'affiche met à l'avant-plan Kate Winslet. Elle n'y a toutefois qu'un rôle mineur mais important, celui de la mégalomane. Toujours un plaisir de la voir à l'écran.
En terminant. Il y a quelque chose de profondément inadéquat et de ridicule à nous présenter les deux héros comme des rebelles tellement ils ont des caractères sans aspérité et un look complètement aseptisé.
À bien y penser, c'est totalement à l'image du film.

* *
Divergence. Genre: anticipation. Réalisateur: Neil Burger. Acteurs: Shailene Woodley, Theo James et Kate Winslet. Classement: général. Durée: 2h20.
On aime : les thèmes, l'héroïne forte.
On n'aime pas : les raccourcis du scénario, la recette peu originale pour le public cible.

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