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      En DVD

      Renoir

      Renoir

      Résumé

      À l'été 1915, sur la Côte-d'Azur, Andrée Heuschling, jeune aspirante actrice, se rend chez le peintre Auguste Renoir afin de lui offrir ses services comme modèle. Affaibli par la vieillesse, la maladie et le décès récent de sa femme, l'artiste trouve en cette resplendissante rouquine la force et l'inspiration pour peindre de nouveau. Peu après, son fils Jean revient du front pour soigner une blessure à la jambe. À l'instar de Claude, son cadet, Jean est fasciné par cette fille ambitieuse. Bien consciente de son emprise sur le jeune cinéphile timide, Andrée lui fait part de son désir de faire du cinéma avec lui lorsque la guerre sera terminée.

      Cote La Presse

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      DÉTAILS

      Date de sortie : 2013-04-12

      Classement : Général

      Pays : France

      Distributeur : Métropole Films Distribution

      Date de sortie en DVD : 2013-09-17

      Genre : Drame biographique

      Durée : 111 min.

      Année : 2012

      Site officiel

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Gilles Bourdos

      Montage : Yannick Kergoat

      Scénario : Jérôme Tonnerre,Gilles Bourdos

      Photographie : Mark Ping Bing Lee

      Musique : Alexandre Desplat

      ACTEURS

      Christa TheretVincent RottiersMichel BouquetRomane BohringerCarlo BrandtThomas Doret

      Critique

      Renoir : un beau tableau

      Marc-André 
      Marc-André Lussier

      Visuellement, Renoir est un film splendide. Comment pourrait-il en être autrement? Pour évoquer l'univers du célèbre peintre impressionniste, le cinéaste Gilles Bourdos (Inquiétudes) a refait équipe avec le directeur photo Ping Bin Lee (In the Mood for Love). Les décors extérieurs enchanteurs, et les sujets naturels magnifiés par l'oeil du peintre, auront tôt fait de nous ravir.

      Campé en 1915, le récit décrit ainsi les vieux jours d'Auguste Renoir (Michel Bouquet, impeccable) en Provence, alors que son fils Jean (Vincent Rottiers) rentre du front avec une blessure de guerre. Entre les deux hommes, une jeune femme: Andrée Heuschling (Christa Theret). La rousse beauté, d'une nature impétueuse, deviendra la dernière muse du peintre. Infatigable devant sa toile, malgré la maladie qui le confine à un fauteuil et le fait souffrir atrocement la nuit, l'artiste, veuf, retrouve l'inspiration au contact de cette jeune femme apparue par hasard dans sa vie comme un miracle.

      Quand même, Renoir trouve sa force et sa pertinence dans la description de la vie quotidienne de l'artiste. Les gestes de l'entourage - essentiellement des femmes anonymes - envers cet être vieux et malade sont en outre d'une infinie délicatesse. Et révèlent des trésors de patience envers cet homme de caractère.

      * * *
      Renoir. Drame biographique de Gilles Bourdos. Avec Michel Bouquet, Christa Theret, Vincent Rottiers. 1h52.

      Renoir: deux hommes et une muse

      Éric 
      Éric Moreault

      Gilles Bourdos risquait de tomber dans le piège béant de l'hagiographie en évoquant les glorieuses carrières des Renoir, père et fils. Mais il a su le contourner en suivant plutôt le destin inusité d'Andrée Heuschling, qui sera le dernier modèle et muse du peintre avant de devenir la femme et muse du cinéaste. Il en résulte un film chargé d'une formidable sensualité.

      Renoir se concentre sur le crépuscule de la vie du très célèbre peintre impressionniste, en 1915. Perclus de rhumatismes, endeuillé par la mort de sa femme et stressé par la guerre, Auguste Renoir (sublime Michel Bouquet) va retrouver l'inspiration dans l'arrivée d'une jeune femme frondeuse, Andrée Heuschling (Christa Theret).

      La guerre va s'inviter dans ce paradis méditerranéen sous les traits de son fils blessé, Jean (Vincent Rottiers). Le jeune, idéaliste et fragile, va peu à peu succomber aux charmes lascifs de Dédé. «Je vais te faire souffrir», dit-elle. «Je sais», répond-il. Cette passion occupe une place importante dans le film, mais pas aussi prépondérante que l'autre, artistique.

      Il y a donc ce trio inusité avec d'un côté l'amour charnel, d'un autre l'amour filial et entre les deux, cette relation trouble entre un peintre et son modèle, qu'explore Renoir comme le faisait La belle noiseuse (Jacques Rivette, 1991), mais avec moins de maestria.

      Comme Rivette, Bourdos a choisi d'aborder le modèle vu par le peintre, sans fausse pudeur. La nudité triomphante de Dédé n'a rien de choquant. Le velouté de sa peau est une ode à la beauté féminine, à la jeunesse et à la volupté comblée par le désir. Christa Theret rayonne dans le rôle d'Andrée Heuschling, offrant sa détermination mais laissant aussi deviner son manque d'assurance.

      Opposé au vieil homme bourru qui souffre terriblement de ses limitations physiques, le contraste est saisissant. «La douleur passe, la beauté reste», comme dit Renoir.

      Le film aurait pu être terriblement statique, il ne l'est pas. Le réalisateur multiplie les mouvements de caméra, mais il le fait avec tellement de délicatesse et de fluidité que l'oeil les perçoit à peine. Comme le coup de pinceau d'Auguste, il révèle à petites touches l'objet de son attention.

      Le sujet du long métrage imposait d'ailleurs une attention particulière à la cinématographie, absolument superbe. Le directeur photo Ping Bin Lee a fait un travail admirable pour reproduire la chaleur et la luminosité du sud de la France, et donner aux images une qualité picturale en accord avec les tableaux de Renoir. L'esthétique n'est pas léchée pour autant.

      Et Gilles Bourdos n'hésite pas à faire jaillir l'horreur de la guerre dans le cadre sous la forme de soldats éclopés que croise Dédé à vélo, au ralenti, ce qui en exacerbe l'aspect monstrueux. Ou à évoquer leur destin funeste en les filmant qui flottent en suspension dans la mer.

      Auguste Renoir se considérait comme un artisan plutôt qu'un artiste. On peut dire la même chose de Gilles Bourdos. Et ce n'est pas péjoratif.

      On aime: la cinématographie superbe, la sensualité.

      On n'aime pas: -

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      Commentaire (1)

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      • du plaisir pour les yeux, du plaisir pour les oreilles ( musique et bruit du vent chaud et des grillions) le sud de la France quoi. surtout le 13 avril jour de grisaille dehors lendemain de tempête. et une histoire d'un grand maitre tout en douceur et sans effet spéciaux( comme je suis tanné des effets spéciaux. On sort et on se sent bien reposer. Il ne manque qu'une bonne table et un bon vin et la fin de journée es t complète a voir et revoir.

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