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      L' Homme qui rit

      L' Homme qui rit

      Résumé

      Alors qu'il traverse à pied la tempête en quête d'un refuge, Gwyneplaine, un gamin de dix ans qui vient d'être abandonné par ses ravisseurs, arrache une enfant des bras d'une femme morte de froid et poursuit sa route. Au terme d'une longue nuit, Ursus, un herboriste ambulant, leur ouvre la porte de sa roulotte. Celui-ci fait peu de cas du visage de Gwyneplaine, dont les balafres sur les deux joues forment un sourire sordide. Pas plus que de la cécité de la petite, qu'il baptise Déa. Découvrant que les pitreries du garçon mutilé sont au goût de ses clients, Ursus monte avec lui et Déa un spectacle qui, durant plusieurs années, obtient un vif succès dans les foires rurales. Le goût d'aller séduire un nouveau public les conduit dans une petite ville où Gwyneplaine est remarqué par une comtesse. Mais la présence en ces lieux de "l'homme qui rit" attire également l'attention du médecin qui avait autrefois kidnappé puis abandonné le garçon. Par lui, le secret de l'identité de Gwyneplaine sera dévoilé au grand jour.

      Cote La Presse

      3/5

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      DÉTAILS

      Date de sortie : 2013-03-29

      Classement : Général

      Pays : France

      Distributeur : Métropole Films Distribution

      Date de sortie en DVD : 2013-07-23

      Genre : Drame

      Durée : 94 min.

      Année : 2012

      Site officiel: n.d.

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Jean-Pierre Améris

      Montage : Philippe Bourgueil

      Scénario : Jean-Pierre Améris,Guillaume Laurant

      Photographie : Gérard Simon

      Musique : Stéphane Moucha

      D'après le roman de : Victor Hugo

      ACTEURS

      Emmanuelle SeignerGérard DepardieuChrista TheretMarc-André GrondinArben BajraktarajSerge Merlin

      Critique

      L'homme qui rit : honorable, mais sans signe distinctif

      Marc-André 
      Marc-André Lussier

      Dans l'oeuvre de Victor Hugo, on inscrit habituellement le roman philosophique L'homme qui rit parmi les opus les moins immédiatement «accessibles». Contrairement aux Misérables, qui ont emprunté d'innombrables formes, L'homme qui rit a rarement fait l'objet d'adaptations. On en compte en effet à peine quelques-unes depuis celle qu'a proposée Paul Leni en 1928 - la seule à être passée à l'histoire.

      À vrai dire, L'homme qui rit a inspiré d'autres histoires et d'autres personnages plutôt que de faire l'objet d'une adaptation fidèle. Le Joker de Batman, notamment, est en filiation directe avec le personnage de Gwynplaine, orphelin mutilé dont la cicatrice donne l'impression d'un sourire permanent accroché aux lèvres.

      Le cinéaste Jean-Pierre Améris (C'est la vie, Les émotifs anonymes), bouleversé par la lecture du roman à l'adolescence, a pris le pari de conserver essentiellement l'aspect plus baroque du récit pour en tirer un conte social. Cet effort est d'autant plus louable que le discours politique entendu dans cette oeuvre résonne encore. Férocement. Tout honorable qu'elle soit, cette adaptation ne se distingue toutefois guère.

      Campé dans l'Angleterre de la fin du XVIIe siècle, le récit décrit le parcours d'un jeune garçon victime d'un trafiquant d'enfants, recueilli par le vagabond Ursus (Gérard Depardieu), tout comme la jeune Déa, une fillette aveugle. Adolescent, Gwynplaine devient la vedette d'un spectacle itinérant. Sa renommée est telle qu'il est même appelé à la cour, où sa véritable identité sera alors révélée. Cette incursion chez les puissants n'ira pas sans provoquer des déchirures, notamment au sein de sa petite famille d'accueil, en particulier Déa (Christa Theret).

      Si certaines scènes se démarquent avantageusement, pensons à cette séquence où Gwynplaine s'adresse à la Chambre des Lords, l'ensemble reste néanmoins trop en surface, un peu comme si Améris, paralysé par son admiration sincère du roman, avait craint d'en explorer les aspects encore plus sombres. Même si les acteurs en présence proposent des compositions irréprochables, cet Homme qui rit ne passera pas à l'histoire.

      * * *
      L'homme qui rit. Drame de Jean-Pierre Améris. Avec Marc-André Grondin, Gérard Depardieu, Christa Theret, Émmanuelle Seigner. Durée: 1h33.

      L'homme qui rit: le clown est triste

      Éric 
      Éric Moreault

      Victor Hugo a toujours eu la cote auprès des cinéastes. Jean-Pierre Améris est le dernier en ligne avec la troisième adaptation du sombre drame social L'homme qui rit. Mais le réalisateur livre un film tronqué et peu convaincant, qui hésite entre le mélodramatique appuyé et le grotesque à la Fellini sans jamais trouver le ton juste.

      Pas facile de synthétiser une oeuvre monumentale sans que le récit paraisse décousu. Ce sont souvent les intrigues secondaires qui écopent - celles qui sont le sel du récit. La trame de L'homme qui rit, située à la fin du XVIIe siècle, est quand même solide. Ursus (grandiloquent Gérard Depardieu), un charlatan qui vend des potions, recueille dans sa roulotte deux enfants égarés dans la tempête. Le garçon est défiguré, la fille est aveugle.

      Quinze ans plus tard, leurs infirmités sont l'argument principal d'une pièce de théâtre qui leur assure un certain succès et une place de choix au sein d'une troupe de saltimbanques. Gwynplaine (Marc-André Grondin) exhibe une cicatrice qui lui étire la bouche en un rictus à la Joker. Ce dont Déa (Christa Teret) n'a cure, puisqu'elle le voit avec les yeux du coeur.

      Leur amour impossible, presque incestueux, est un mélange de Roméo et Juliette et de La Belle et la Bête - «qu'est-ce que ça veut dire être laid?» On reconnaît le thème du monstre, cher à l'auteur du Bossu de Notre-Dame. Le plaidoyer social est aussi présent dans L'homme qui rit. Lors d'une incursion à la cour, Gwynplaine fustigera l'opulence des riches pendant que le peuple vit dans l'indigence. Son discours rageur est précurseur de la Révolution française par plus d'un demi-siècle!

      Le thème est riche de potentiel, mais Jean-Pierre Améris (C'est la vie, Les émotifs anonymes) semble incapable de l'exploiter adéquatement avec un tant soit peu de vision. Dès qu'il s'agit de Gwynplaine et de Déa, le réalisateur opte pour un mélo appuyé qui agace plus qu'autre chose, d'autant que Christa Theret peine à rendre la fragilité exaltée de Déa. Notre Marc-André Grondin national se débrouille, mais on est loin de la performance de Heath Ledger dans Batman, mettons.

      L'acteur s'adapte mieux dans la seconde partie, où on découvre les origines nobles de Gwynplaine. Le coup de théâtre est fort en moutarde, mais le voici propulsé au coeur de la noblesse où sa présence extravagante devient source de moqueries: il est un clown parmi les clowns. Ce qu'Améris accentue avec une imagerie baroque plus conséquente qu'au début. L'influence de Fellini et de Tim Burton est évidente, le talent et l'imagination débordante en moins.

      Si le réalisateur ne réussit pas à imprimer une véritable personnalité à son film, il offre tout de même des images riches qui correspondent à l'univers sombre imaginé par Hugo. Notamment quand le trio s'installe chez les saltimbanques, avec ses personnages bizarres. Le ciel y est toujours bas et couvert.

      Un peu comme notre moral tout au long du film. Dont la fin tragique, qui ne nous émeut pas du tout, n'arrange rien.

      * * 1/2
      Titre: L'homme qui rit. Genre: mélodrame. Réalisateur: Jean-Pierre Améris. Acteurs: Marc-André Grondin, Gérard Depardieu, Christa Teret et Emmanuelle Seigner. Classement: général. Durée: 1h33.

      On aime: l'univers des saltimbanques.

      On n'aime pas: les hésitations de style, l'aspect grandiloquent.

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