OSM / Pour 15 minutes de Grieg

Le pianiste polonais Piotr Anderszewski.... (Photo: Askonas Holt)

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Le pianiste polonais Piotr Anderszewski.

Photo: Askonas Holt

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Claude Gingras
La Presse

Moins d'un mois après sa «Saga nordique» des 22, 23 et 26 avril réunissant Sibelius, Grieg, Nielsen et un chef invité, l'OSM propose cette semaine un autre programme axé sur la Scandinavie, avec, cette fois, Kent Nagano au pupitre.

Sibelius et Grieg - le Finlandais et le Norvégien - reviennent à l'affiche mais la partagent avec Mozart, bien que celui-ci n'ait rien à voir avec le Nord. Le programme offre d'autres particularités: il est donné à Toronto entre les deux présentations à Montréal, il est enregistré pour la télévision, et il marque le départ à la retraite de deux piliers de l'orchestre: Virginia Spicer, délicate virtuose du piccolo, et Lindsey Meagher, seule femme de la section des contrebasses.

Madame la directrice de l'OSM vient leur rendre hommage au micro et les collègues de Mme Meagher, dont c'est l'anniversaire de naissance, lui jouent quelques mesures de Happy Birthday.

Ce préambule porte le début du concert à 20 h 10. De Grieg, on entend la première (et la plus belle) des deux suites de concert que le compositeur tira de sa musique de scène destinée au Peer Gynt d'Ibsen. Cette sélection de 15 minutes sera la grande réussite de la soirée. Nagano souligne admirablement les différentes facettes de la phalange des cordes, principalement leur opulente profondeur dans la Mort d'Ase et leur aérienne légèreté dans la Danse d'Anitra, avant d'entraîner tout l'orchestre dans une tonitruante Halle du Roi de la montagne.

Du Concerto K. 503 de Mozart, il ne reste hélas! pas grand-chose. Musicien pourtant respectable, le pianiste polonais Piotr Anderszewski se limite ici à un jeu sans imagination, sans relief, sans couleur, sans surprise, sans même une petite fausse note... Le calme plat, l'ennui total, si l'on excepte, à la rigueur, sa propre cadence au premier mouvement et quelques éléments d'ornementation ici et là.

La deuxième Symphonie de Sibelius occupe l'après-entracte. Il s'agit de la plus jouée des sept du compositeur, de la plus attachante aussi. Mais pourquoi toujours revenir à celle-là? Dans l'absolu, le résultat reste convenable, mais peu convaincant. Il y a là de la tension, du drame, mais aussi des excès et des temps morts. Au troisième mouvement, un Scherzo, le si bémol répété à la timbale seule, juste avant le Trio central, est plein de mystère. Mais la trompette stridente, qui revient plusieurs fois sur le même ton, écrase tout autour. À retravailler, ce Sibelius.

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ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL. Chef d'orchestre: Kent Nagano. Soliste: Piotr Anderszewski, pianiste. Mardi soir, Maison symphonique, Place des Arts; reprise jeudi, 20 h. Séries Grands Concerts.

Programme:

Suite no 1 de Peer Gynt, op. 46 (1876-1888) - Grieg

Concerto pour piano et orchestre no 25, en do majeur, K. 503 (1786) - Mozart

Symphonie no 2, en ré majeur, op. 43 (1902) - Sibelius

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