Prodigy continue sa bataille contre l'électro version «pop»

Prodigy en spectacle à Copenhague en juillet 2010.... (PHOTO TORBEN CHRISTENSEN, ARCHIVES AFP/SCANPIX)

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Prodigy en spectacle à Copenhague en juillet 2010.

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Anthony LUCAS
Agence France-Presse
PARIS

Vingt-cinq ans après avoir secoué la scène anglaise avec de furieux beats électroniques et une attitude punk, The Prodigy mène plus que jamais bataille contre l'électro sucrée version «pop» avec un turbulent sixième album attendu pour le 30 mars.

«Je ne suis pas en colère, non, mais je pense que la violence présente dans ce nouvel album est en partie une réaction à ce qui se passe musicalement autour de nous», explique à l'AFP Liam Howlett, l'âme du groupe de Braintree, dans l'Essex (sud de l'Angleterre).

«La musique électronique a été prise en otage pour tous les styles de musique possibles pour faire de la pop. Quel que soit le style de musique pop qu'on peut entendre, il y a ces beats électro, des morceaux venus de la musique underground absorbée par les artistes pop», regrette ce pur et dur de la musique techno, ciblant notamment les DJ internationalement connus comme David Guetta et autres, spécialistes de la «dance».

«J'apprécie parfois la pop, mais malheureusement, il y est souvent d'abord question d'argent. Nous combattons ça et c'est ce que notre musique représente», ajoute le l'artiste de 43 ans, pour qui la musique doit être «offensive».

The Prodigy a été révélé dans les années 1990 par une poignée de tubes furieux et obsédants baptisés Firestarter, Breathe ou Smack My Bitch Up, des clips étranges et des prestations live enflammées à travers la planète, qui ont inscrit le groupe dans la catégorie électro «hardcore» ou «big beat».

«À l'écoute» des nouveaux sons 

Loin d'être assagi, le groupe revient le 30 mars avec un 6e album, The Day Is My Ennemy, où les 14 titres sont fidèles à l'esprit guerrier et sombre qui a fait sa réputation. Quelques morceaux sont déjà parus ces derniers mois, comme les bien nommés Nasty ou Wild Frontier.

Liam Howlett et ses compères, dont les pochettes et les clips fourmillent d'animaux, ont cette fois adopté pour emblème un renard, animal aimant chasser la nuit.

Le groupe, dont le dernier album en date (Invaders Must Die, sorti en 2009) s'est écoulé à 1,5 million d'exemplaires dans le monde, sera de retour dès avril sur les routes européennes.

The Prodigy a vendu depuis ses débuts plus 25 millions de disques, selon le site de la revue britannique NME.

«Je lis des chiffres, mais personnellement, je n'en ai aucune idée», élude Liam Howlett. «Mais pour être honnête, la plupart de nos disques ont été vendus dans les années 90. Dans ce nouveau monde où nous vivons, les gens n'ont plus l'habitude d'acheter de disques. Aujourd'hui, pour nous, écrire un album, c'est surtout faire une bande-son pour nos concerts: apporter la musique aux gens, c'est ça la puissance de Prodigy.»

«Nous ne sommes plus un groupe underground, nous sommes populaires, mais notre éthique punk/rock est demeurée la même depuis le premier jour», assure le musicien.

«Nous nous nourrissons de l'undergound, j'essaie de rester à l'écoute des nouveaux producteurs, d'écouter des nouvelles choses. C'est important pour moi, je veux être certain d'être en prise avec ce qui se passe», explique cet admirateur des Sud-Africains de Die Antwoord, des Français de Justice ou du duo britannique Sleaford Mods, invité sur l'un des titres du nouvel album de The Prodigy.

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