Les Cowboys Fringants: écolo-rock endiablé

Les Cowboys Fringants, engagés à 100% dans leur... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

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Les Cowboys Fringants, engagés à 100% dans leur musique, ont vraiment le don de faire vibrer leurs fans.

Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

Caroline Rodgers
La Presse

Grâce au spectacle-bénéfice de samedi soir au Centre Bell, les Cowboys Fringants, avec la complicité de Patrick Groulx, de Louis-José Houde, des Trois Accords et des 12 000 personnes présentes, auront réussi à recueillir assez d'argent pour planter 40 000 arbres dans le Grand Montréal. Cela en valait la peine, tant pour la cause que pour les artistes, surtout en deuxième partie.

Tout d'abord, un maître de cérémonie déguisé en arbre présente Patrick Groulx. L'humoriste, en se moquant de notre obsession collective des téléphones cellulaires et autres gadgets, passe un message écologique en soulignant qu'au fond, on n'a pas vraiment besoin d'autant de bidules.

Les Trois Accords enchaînent ensuite leurs tubes avec désinvolture. À l'exception des enthousiastes au parterre, le public demeure plutôt tiède pendant les cinq premières chansons. Comme on pouvait s'y attendre, le party commence à lever avec Hawaïenne.

Le chanteur Simon Proulx se dit ravi «d'être là pour une bonne cause» avant que le groupe conclue avec Retour à l'institut. On voit alors quelques personnes s'avancer au micro avec divers instruments acoustiques, flûtes à bec et percussions, que l'on n'entend pas du tout. Dans l'ensemble, on pourra qualifier cette prestation du groupe de routinière.

Pendant l'entracte, l'environnementaliste Karel Mayrand vient annoncer le pointage du match Canadien-Bruins et fait hurler la foule pour «réveiller les fantômes du Centre Bell» afin d'aider les Habs. On a ensuite droit à la partie éducative de la soirée alors qu'un professeur vient nous donner un petit cours sur l'utilité des arbres. Nous irons nous coucher plus instruits.

Rire et chanter

En deuxième partie, Louis-José Houde est égal à lui-même: très drôle. Son monologue retrace d'abord les aspects cocasses des technologies du passé: les cassettes, les premiers ordinateurs et les débuts d'internet. En cette veille de la fête des Mères, il nous parle aussi de la sienne, moqueur et touchant. Sa prestation soulève une ovation monstre et le public est fin prêt pour le meilleur moment de la soirée: l'arrivée tant attendue des Cowboys Fringants.

Désormais, tout le monde danse, tout le monde chante et on sent vraiment, dès l'arrivée du groupe sur scène, une relation privilégiée entre la foule et ses chers Cowboys. Il est clair que c'est avant tout pour eux qu'on est venu. Les Cowboys Fringants, engagés à 100% dans leur musique, ont vraiment le don de faire vibrer leurs fans. Un phénomène qui se produit généralement quand on sait écrire de bonnes chansons. On aura droit à leurs plus belles, que le public connaît par coeur. C'est une soirée dont on se souviendra, et la preuve qu'avec une bonne idée et de la volonté, on peut aller loin dans le «Québec moderne».




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