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Le New York Times remis en service après une cyberattaque syrienne

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Les bureaux du New York Times.

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Syrie
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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Véronique Dupont
Agence France-Presse
New York

Le site internet du New York Times fonctionnait de nouveau normalement mercredi après que son accès eut été perturbé pendant près d'une journée par une cyberattaque lancée par un groupe de pirates syriens.

Vers 16 h, le site nytimes.com était à nouveau accessible après avoir été indisponible pour de très nombreux internautes depuis mardi 15 h.

Eileen Murphy, porte-parole du quotidien, a affirmé dans un email à l'AFP que le trafic du site était «presque normal toute la journée» avec des problèmes d'accès limités.

«Notre site lui-même n'a jamais été en panne», a-t-elle précisé, ajoutant que «les perturbations sur le site nytimes.com ont été le résultat d'une attaque informatique extérieure sur notre registre de nom de domaine, qui a alors redirigé beaucoup d'utilisateurs du site vers une mauvaise adresse» internet.

«La situation a été résolue mardi en début de soirée et tous les problèmes qui ont perduré ont été dus à certains fournisseurs d'accès internet qui ont mis à jour avec retard les bonnes données de registre de domaine», a-t-elle ajouté.

Dans l'édition papier du quotidien mercredi, le directeur de l'information du journal, Marc Fons, a indiqué qu'il s'agissait d'une attaque informatique menée par un groupe syrien, l'Armée électronique syrienne (SEA), qui soutient le président Bachar al-Assad.

«C'est une attaque très sophistiquée car les pirates bénéficient des moyens militaires et financiers du gouvernement syrien», a commenté auprès de l'AFP Robert Enderle, analyste technologique indépendant.

Le réseau social Twitter, qui utilise le même registre de nom de domaine, a lui aussi fait l'objet d'une attaque de la SEA mardi sur son service d'images twimg.com même si son site principal n'était pas perturbé.

«Le visionnage d'images et photos a été temporairement et sporadiquement perturbé» mais «aucune information d'utilisateur de Twitter n'a été atteinte», a commenté Twitter sur un blogue mardi soir.

C'est d'ailleurs paradoxalement sur Twitter que la SEA a revendiqué mardi ces deux attaques. «Média en panne...» indiquait le compte @official-SEA16, en joignant un lien sur des articles relatant les problèmes du site du New York Times. «@Twitter, es-tu prêt?», avait-il également écrit.

«Coup de propagande»

C'est la deuxième fois ce mois-ci que le site du New York Times est en panne, la première fois pour un problème technique.

«L'Armée électronique syrienne» s'est déjà illustrée ces derniers mois en piratant notamment le compte Twitter de l'agence de presse américaine Associated Press, avec un faux tweet indiquant que le président Barack Obama avait été blessé dans deux explosions à la Maison-Blanche.

Le Washington Post, le compte Twitter du service photo de l'AFP, de même que les réseaux sociaux de la BBC, d'Al Jazeera, du Financial Times ou du Guardian en ont aussi fait les frais.

Sur son site internet, la SEA affirme qu'elle défend «le peuple arabe syrien» contre «les campagnes menées par les médias arabes et occidentaux».

Les attaques contre le New York Times et Twitter interviennent au moment où Washington et ses alliés occidentaux envisagent de possibles frappes contre Damas en représailles à l'attaque chimique meurtrière du 21 août, qu'ils attribuent aux troupes de Bachar al-Assad.

«Alors qu'une intervention internationale dans le conflit syrien semble approcher, le phénomène des +pirates informatiques patriotes+ continue de croître», a commenté Kenneth Geers, expert en sécurité informatique de la société FireEye.

«Ils démontrent ainsi leur "pouvoir" et comme le site du New York Times a 30 millions de visiteurs par mois, c'est un véritable coup de propagande pour la SEA», a-t-il ajouté.

«Attaquer des entités gouvernementales aurait été une véritable déclaration de guerre. Là, les pirates veulent avertir qu'ils sont capables d'infiltrer et perturber les infrastructures du gouvernement», renchérit Robert Enderle.

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