Harry Manx: sans les mots

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Festival Montréal en lumière

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Festival Montréal en lumière

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Harry Manx est de retour au Québec pour une tournée de 14 concerts qui démarrera à Montréal en lumière.
Le troubadour s'amène avec 20 Strings and the Truth, album mettant en évidence la Mohan Veena que lui réclamaient ses fans de la première heure.

Il y a un an, Harry Manx a récupéré sa Mohan Veena, la précieuse guitare-sitar à 20 cordes qu'il s'était fait voler à l'aéroport O'Hare de Chicago et qu'il croyait perdue à jamais. «Elle sonne mieux que jamais et finalement, cet incident m'a fait plus de bien que de mal», constate-t-il aujourd'hui.

À cause de cette mésaventure, Manx a beaucoup fait parler de lui sur les réseaux sociaux et un nouveau public a découvert ce troubadour dont la carrière s'est mise en branle à la mi-quarantaine et qui célébrera ses 60 ans cette année.

Manx a beaucoup voyagé et sa notoriété n'est plus à faire, aussi bien au Canada, son pays d'adoption, qu'en Australie, où il a donné quantité de concerts. Mais voilà qu'on le réclame en Europe, ce continent où il a longtemps été musicien de rue. Il s'est déniché un agent au Royaume-Uni et a même fait un retour triomphal dans l'île de Man, au large de l'Angleterre, la terre natale où il n'était jamais retourné en 55 ans.

«C'était une grande salle et on m'a dit que c'était la première fois qu'elle affichait complet, raconte Manx. Ils m'ont accueilli comme un des leurs: après la première chanson, un gars s'est levé, il a crié: "Welcome home, Harry!" et tout le monde a applaudi. Un grand moment.»

Manx revient donner une série de concerts au Québec où on l'a adopté il y a longtemps. Jeudi prochain, le musicien sera de retour au Gesù où il a joué avec trois guitaristes - Charlie Hunter, Kevin Breit et David Lindley - en autant de soirs au dernier Festival de jazz, mais cette fois, il sera seul sur scène.

La bonne nouvelle pour ses vieux fans est qu'il s'amène avec un tout nouvel album principalement instrumental, 20 Strings and the Truth, dans lequel la Mohan Veena prend (presque) toute la place: «Partout où je vais, on me dit qu'on est tellement content que la Veena soit de retour. Et je réponds toujours: "Voici le CD qui complète l'histoire." Cet album, je l'ai fait pour les gens qui me demandaient un disque dans lequel il y aurait beaucoup de Veena et qui serait décontracté. Ce n'est peut-être pas le disque pour ceux qui veulent découvrir qui est Harry Manx. Ce sont plus des musiques et des ambiances que j'ai faites pour mes fans.»

Changement de cap

Cet album, Harry Manx a mis environ deux ans à le faire entre ses nombreux concerts, tant et si bien qu'il a changé d'identité en cours de route. «Au début, je voulais faire un disque qu'on écoute en arrière-plan, comme de la musique d'aéroport, raconte Manx en riant. Mais je me suis rendu compte que ce n'était pas vraiment ma vocation ni mon truc. C'est donc le même genre de musique que je joue habituellement, mais sans les mots. Ça a un groove, c'est atmosphérique, c'est émotionnel et on peut faire un petit voyage avec cette musique.»

On remarque notamment sur 20 Strings and the Truth la présence des synthés de l'Australien Clayton Dooley, dont on entend habituellement l'orgue sur les disques de son copain Harry.

«Quand on faisait ce disque, j'écoutais tout le temps la musique de Weather Report, explique Manx. J'en suis devenu accro dès l'instant où je les ai vus en Suisse, au début des années 70, et leur musique me renverse encore. J'ai demandé à Clayton: "Joue-moi des synthés comme Joe Zawinul le faisait si bien." »

Les deux seules pièces chantées de l'album ont été empruntées à George Gershwin et Bob Marley. Manx marie Summertime à un raga sombre et bluesé: «Elles s'entrechoquent et ça ajoute une tension intéressante», dit-il. Quant à Waiting in Vain, il la dépouille de son rythme reggae pour mieux faire ressortir combien Marley a écrit une belle chanson d'amour.

Par contre, Manx-le-chanteur se tait dans sa reprise de Crazy Love de Van Morrison qu'il a déjà chantée sur disque et sur scène.

«Tellement de gens se sont mariés au son de ma version de Crazy Love, dont des amis très proches qui m'ont demandé de la chanter à leur mariage à Hawaii récemment. J'ai donc voulu en faire une version instrumentale sur mesure pour les mariés pendant qu'ils remontent l'allée.»

Au Gesù le 26 février, puis en tournée québécoise.

Info et dates: harrymanx.com

MUSIQUE DU MONDE

Harry Manx

20 Strings and the Truth

Dog My Cat Records

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