Des oeuvres inaccessibles de Klimt à la portée du public

Treize tableaux du maître du Modernisme viennois destinés... (Photo AFP)

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Treize tableaux du maître du Modernisme viennois destinés à orner les arches du Musée des beaux-arts de la capitale autrichienne peuvent désormais être admirés de tout près.

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Agence France-Presse
Vienne

Ils comptent parmi les chefs-d'oeuvre les plus méconnus de Klimt: treize tableaux du maître du Modernisme viennois destinés à orner les arches du Musée des beaux-arts de la capitale autrichienne peuvent désormais être admirés de tout près.

Ouvert en 1891 sur la volonté de l'empereur François-Joseph, le colossal Kunsthistorisches Museum (KHM) de Vienne devait non seulement abriter l'une des plus importantes collections d'art d'Europe, mais aussi être décoré par la fine fleur de la peinture et de la sculpture viennoises.

Parmi les artistes retenus: Gustav Klimt, alors considéré, à 28 ans, comme le plus prometteur continuateur de l'académisme néoclassique autrichien.

Mais ses oeuvres, surplombant de plus de douze mètres les arches du monumental escalier en marbre du musée, ne pouvaient jusqu'à présent être aperçues que de loin par les quelque 1,4 million de visiteurs annuels de l'institution.

La lacune est comblée: inaugurée lundi, dans le cadre du centenaire de la mort du peintre, le 6 février 1918, une passerelle spéciale permet d'admirer ces tableaux à hauteur de regard.

Et le spectacle mérite l'ascension de ce Stairway to Klimt, tel qu'a été baptisée cette installation dans un clin d'oeil anachronique au groupe de heavy metal Led Zeppelin.

Hommage aux classicismes vénitien, romain et florentin du Quatroccento, mais aussi à l'art égyptien, l'ensemble, en excellent état de conservation, révèle en effet la grande maturité artistique du jeune Klimt et pose les prémisses de la future «Sécession» viennoise.

Recours aux dorures, figures en pied, motifs ornementaux inspirés des estampes japonaises et surtout sensualité à fleur de peau: «tout en restant attachée à l'historicisme, l'oeuvre marque déjà les débuts du Modernisme», relève Daniel Uchtmann, historien de l'art au KHM.

En particulier, l'ensemble comprend un nu de face d'un déesse de type égyptien au déhanché provocant. «Sans avoir causé de véritable scandale, cette représentation allait assez loin pour un bâtiment officiel», rappelle M. Uchtmann.

Déjà bénéficiaire de commandes publiques en compagnie de son frère Ernst, avec lequel il avait fondé dès 1883 une société à cette fin, la Künstler-Compagnie, Klimt continuera à repousser les limites de ses audaces. Jusqu'à claquer la porte de la Maison des artistes de Vienne en 1897 et officialiser sa «Sécession».

Au prix de fâcheries avec les institutions: en 1905, il est ainsi contraint de racheter trois toiles de grand format destinées à orner la Faculté de médecine face au tollé provoqué par leur caractère jugé trop osé...

Stairway to Klimt, qui doit rester en place jusqu'au 2 septembre, s'inscrit dans le cadre de dizaines d'expositions organisées cette année en Autriche pour le centenaire de la mort de Klimt et de trois autres figures majeures du Modernisme viennois, Egon Schiele, Koloman Moser et Otto Wagner.




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