Battat Contemporary: la fin d'une galerie pas comme les autres

La galerie Battat Contemporary a été créée par le... (Photo François Roy, archives La Presse)

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La galerie Battat Contemporary a été créée par le collectionneur montréalais Joe Batta (notre photo).

Photo François Roy, archives La Presse

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Mauvaise nouvelle pour l'art contemporain à Montréal, la galerie Battat Contemporary fermera ses portes à la fin de l'année, une décision du fondateur Joe Battat liée au départ de sa directrice, Daisy Desrosiers.

La galerie Battat Contemporary créée par l'homme d'affaires et collectionneur montréalais Joe Battat représente actuellement les artistes Jen Aitken, Patrick Bernatchez, Marie-Michelle Deschamps, Grier Edmundson, Julie Favreau, Sophie Jodoin, Beth Stuart et Marion Wagschal. Un groupe d'artistes qui jouit d'une belle relation avec la direction de la galerie mais malheureusement pour eux, cette proximité sera bientôt chose du passé.

Joint par La Presse, Joe Battat explique que la fermeture n'est pas du tout lié à sa santé ou à des questions financières mais à un concours de circonstances, soit le départ de Daisy Desrosiers pour de nouveaux projets.

«Comme c'est elle qui a géré la galerie depuis les sept dernières années, s'occupant des relations avec les artistes, c'était compliqué d'embaucher une nouvelle personne et de lui expliquer tout l'ADN de la galerie, dit Joe Battat. Avec nos artistes, on est une grande famille. Daisy est comme une mère pour ces artistes. Alors, ça n'a pas été une décision facile mais je n'ai pas eu le choix. Je ne voulais pas recommencer à zéro.»

En 2008, Joe Battat s'était donné un mandat de huit ans pour donner un débouché à ses artistes et exposer leur travail comme ils le voulaient. «Je pense qu'on a rempli notre mission, dit-il. On ne leur a jamais mis de pression pour faire des oeuvres qu'on pourrait vendre. Cela a toujours été un forum libre et aujourd'hui, ils sont tous parvenus à un autre niveau. Je demeurerai là pour eux mais on ne pourra plus faire les choses comme on les faisait.»

Les artistes perdent leur lieu d'exposition et une galerie à la philosophie différente des galeries commerciales. «Ce sera difficile pour eux de trouver une galerie qui travaille avec eux comme on l'a fait car Battat Contemporary n'est pas un business», dit Joe Battat qui n'écarte pas l'idée de présenter, de façon ponctuelle, des corpus de ses artistes.

De son côté, Daisy Desrosiers regrettera cette période de sa vie durant laquelle elle s'est beaucoup investie mais elle veut passer à autre chose. «Ça a été un privilège incroyable de travailler avec Joe Battat et les artistes de la galerie, dit-elle à La Presse. J'en sors grandie.»

L'exposition en cours de Beth Stuart, Le Golem, son amant, se poursuit à la galerie Battat, 7245, rue Alexandra, jusqu'au 10 juin. Une exposition de groupe sera présentée tout l'été et une expo solo de Marion Wagschal à l'automne devrait conclure la programmation de la galerie de Joe Battat, le 25 novembre. «À moins qu'on fasse une expo surprise lors des deux dernières semaines de l'année, dit Joe Battat. Un cadeau de Noël.» Et d'adieu.




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