2012-06-18 11:15:00.000

Flore et faune : la nature est dans l'art, l'art est dans la nature

Guit-guit, de Rosamond W. Purcell, une des oeuvres... (Photo: fournie par le Musée des beaux-arts du Canada)

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Guit-guit, de Rosamond W. Purcell, une des oeuvres de l'exposition Flore et faune.

Photo: fournie par le Musée des beaux-arts du Canada

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Jocelyne Lepage
La Presse

On va de surprise en surprise en parcourant l'exposition Flore et faune au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC). On y trouve rassemblées, dans les salles au-dessus de l'exposition Van Gogh. De près, une centaine d'oeuvres inspirées par la nature, dont certaines remontent au XVIe siècle, alors que d'autres appartiennent aux années 2000.

Surprise en effet devant cette collection de papillons rangés dans ce qui ressemble à un sarcophage (Pavane pour une infante défunte), de Laurie Walker, une artiste contemporaine. Surprise aussi devant ces grands panoramas de Lorraine Gilbert, une artiste d'Ottawa née en 1955. On y trouve un échantillonnage de photographies de fleurs, en gros plans, à l'orée d'une forêt laurentienne qui fait face à un autre panorama montrant cette fois des fleurs sauvages, en gros plans toujours, tandis que des édifices d'une ville se profilent au loin. Et ainsi de suite devant les photos prises de l'intérieur d'une ruche: Scanographie d'une ruche, d'Aganetha et Richard Dyck, des contemporains eux aussi.

Mais la plus grande surprise, en vérité, c'est l'insolite de cet ensemble d'oeuvres - dessins, gravures, photographies, depuis des daguerréotypes aux montages numériques, illustrations pour des ouvrages scientifiques - qui réunit aussi bien des petites choses d'artistes célèbres (un dessin de Rembrandt, par exemple, ou de Corot) que des exploits d'artistes moins connus comme cette Mme Gilbert, ou même anonymes (aquarelles indiennes du XVIe siècle).

«Car en vérité, l'art y est, dans la nature, et celui qui peut l'en faire sortir d'un trait, il le tient.» Cette citation de Dürer (1528), inscrite parmi d'autres sur les murs des salles de l'exposition, résume bien les intentions de Flore et faune. 400 ans d'artistes inspirés par la nature. Pour certains, les contemporains surtout, la nature est en péril, il faut la sauver. Pour d'autres, les photographes du XIXe siècle, par exemple, la nature est à contempler, dans toute sa simplicité. D'autres encore la regardent, dans sa complexité ou dans son interaction avec l'architecture (on pense ici à Geoffrey James).

Cette exposition représente un merveilleux complément à Van Gogh. De près. «Personne ne sait, avant d'en avoir fait l'expérience, quelle étrange beauté, quelles subtiles compositions nous prépare la nature», disait John Ruskin en 1856. C'est incroyable aussi, pourrions-nous ajouter, ce que font les artistes avec la nature.

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Flore et faune. 400 ans d'artistes inspirés par la nature, au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa. Jusqu'au 9 septembre 2012.

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