Ukraine: Cameron évoque l'idée d'exclure la Russie du système bancaire Swift

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Le premier ministre britannique, David Cameron

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Agence France-Presse
LONDRES

Le premier ministre britannique David Cameron a évoqué mardi l'idée d'exclure la Russie du système de paiement interbancaire Swift si Moscou continuait à «démanteler» l'Ukraine.

«En cas d'une nouvelle incursion majeure des forces appuyées par Moscou ou de forces russes en Ukraine (...) j'espère que l'Union européenne répondra vigoureusement avec de nouvelles sanctions qui frapperaient durement l'économie russe», a déclaré le premier ministre devant une commission parlementaire.

«À défaut, bien sûr, il faudra se pencher sur d'autres pistes comme celle du système interbancaire Swift. Ce serait une décision lourde, mais logique», a-t-il ajouté.

Les parlementaires européens avaient déjà demandé à l'Union européenne d'envisager une telle exclusion dans une résolution non contraignante en septembre dernier.

La coopérative Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), par l'intermédiaire de laquelle le secteur financier effectue ses transactions dans le monde entier, avait alors vivement réagi à cette résolution en critiquant une «ingérence disproportionnée dans le droit fondamental de Swift à faire des affaires, et dans son droit à la propriété», rappelant son devoir de «neutralité».

David Cameron a également annoncé mercredi l'envoi d'instructeurs militaires en Ukraine pour conseiller et entraîner les troupes ukrainiennes, tout en excluant une nouvelle fois d'envoyer des armes à ce stade.

«Nous ne sommes pas au point d'envoyer des armes, car nous ne pensons pas qu'il y ait une solution militaire à ce conflit. Il faut qu'il y ait une solution diplomatique», a insisté le premier ministre.

Réunis à Paris mardi en l'absence de la Grande-Bretagne, les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l'Ukraine, de la France et de l'Allemagne ont appelé à un cessez-le-feu total et un retrait complet des armes lourdes dans l'est de l'Ukraine où les accords de paix dits Minsk 2 signés le 12 février n'ont pas empêché des rebelles prorusses de lancer une puissante offensive sur Debaltseve.




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