Un serpent se reproduit sans contact avec un mâle

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Le serpent marin à ventre jaune vit en captivité, sans compagnon mâle, depuis huit ans.

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Jim Salter
Associated Press
Saint-Louis

Pour la deuxième fois en deux ans, un serpent en captivité dans le sud-est du Missouri, aux États-Unis, a donné naissance à des rejetons sans avoir eu une quelconque interaction avec un serpent mâle.

Des responsables du centre de la nature de Cape Girardeau ont expliqué que la femelle s'était reproduite toute seule en 2014 et pour une nouvelle fois cet été.

Le serpent marin à ventre jaune vit en captivité, sans compagnon mâle, depuis huit ans. Un préposé qui s'occupe du serpent a découvert le rejeton en juillet, mais il n'a pas survécu. Les deux serpents nés l'an dernier sont toutefois toujours en vie et peuvent être vus au centre de Cape Girardeau, situé à environ 160 kilomètres de Saint-Louis.

L'herpétologiste Jeff Briggler, de l'agence de conservation du Missouri, a expliqué que les naissances virginales étaient rares mais pouvaient survenir chez certaines espèces par l'entremise d'un phénomène appelé parthénogénèse. Certains insectes, poissons, amphibiens, oiseaux et reptiles peuvent y parvenir, mais pas les mammifères, a-t-il précisé.

La parthénogénèse est un type de reproduction asexuée au cours de laquelle un embryon est formé à partir d'ovules non fécondés, ce qui implique qu'il n'y a pas de contribution génétique mâle.

Selon l'agence de conservation, il n'y a pas d'autres cas documentés de parthénogénèse chez des serpents marins à ventre jaune.

Le professeur de biologie spécialisé dans l'étude des serpents à l'Université Avila à Kansas City, Robert Powell, soutient que le serpent aveugle du Brahminy - qui vit en Asie du Sud-Est - a longtemps été le seul serpent connu qui se reproduisait régulièrement sans mâle.

Dans le cas du serpent du Missouri, il est possible, mais improbable, que la femelle ait conservé du sperme du temps où elle vivait en liberté.

Une hypothèse farfelue selon Michelle Randecker, biologiste au centre, qui ne croit pas que du sperme puisse être stocké pendant une si longue période. Robert Powell est du même avis, soulignant que les femelles serpent peuvent conserver du sperme pendant une durée maximale d'un an, même si certains cas laissent entendre que des femelles serpent auraient gardé du sperme pendant trois ans.

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