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La présidente de la FIQ, Régine Laurent, quittera ses fonctions en décembre

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la... (PHOTO MARTIN ROY, archives LE DROIT)

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La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent

PHOTO MARTIN ROY, archives LE DROIT

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, quittera ses fonctions au terme de son mandat, en décembre, laissant la porte ouverte à ce que lui réservera l'avenir.

En conférence de presse, mardi, elle a dit avoir choisi de prendre sa retraite, après huit années mouvementées à la tête du syndicat qui regroupe quelque 75 000 infirmières et autres professionnels de la santé.

Questionnée à savoir si une carrière politique pouvait l'attirer après ses années de syndicalisme, Mme Laurent a choisi de répondre par une boutade: «Quand j'y pense, je me vois en pyjama sur mon sofa en train de lire, ce qui est incompatible avec une carrière politique.»

Mais elle ne ferme pas la porte à la politique.

«Je ne sais pas ce qui va arriver après» son mandat à la FIQ, assure-t-elle, sur un ton plus sérieux, refusant de se projeter dans l'avenir.

Dans le passé, elle dit avoir été approchée par des partis pour se porter candidate.

En fait, celle qui n'a jamais hésité à critiquer le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et sa réforme du réseau de la santé, dit surtout surtout rêver, en priorité, de devenir grand-mère.

Son projet de bercer des bébés ne l'empêche pas de continuer à estimer que le gouvernement Couillard ne fait pas les bons choix pour améliorer le fonctionnement du réseau de la santé.

Surtout, «le réseau a besoin de stabilité», soutient Mme Laurent, en exhortant le gouvernement à cesser de bousculer constamment tous ceux qui s'affairent à soigner les malades.

«On est allé de réforme, en réforme, en réforme, en réforme. On n'est jamais vraiment allé au bout d'une réforme. On n'a pas pris le temps d'évaluer quels sont les impacts, positifs ou négatifs» des différentes réformes implantées au fil des ans, selon elle.

Les changements importants dans l'organisation des soins et l'administration du réseau imposés depuis trois ans par le ministre Barrette n'ont d'aucune façon amélioré les choses, selon elle. Au contraire.

«On n'a pas fini de voir les impacts négatifs de la réforme de M. Barrette», prédit-elle.

Une de ses principales préoccupations à ce propos a trait à la privatisation croissante des soins de santé, une avenue privilégiée par le ministre Barrette, selon Mme Laurent, qui en veut pour preuve l'embauche de personnel soignant provenant du secteur privé pour oeuvrer dans les nouvelles supercliniques.

«La privatisation, c'est un problème majeur», à son avis.

Présider les destinées de la FIQ aura été pour elle «un méchant cadeau de la vie», résume-t-elle, mais l'heure était venue de passer le flambeau.

Elle a annoncé son départ prochain à l'occasion du conseil fédéral de l'organisation qui se tenait à Lévis mardi matin. La personne choisie pour lui succéder sera élue lors du prochain congrès de la FIQ, en décembre.

Mardi matin, le comité exécutif de la FIQ a désigné à l'unanimité Nancy Bédard, la 4e vice-présidente de l'organisation syndicale, pour prendre la relève.




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