Un médecin coupable d'inconduite sexuelle sur des patientes

Le docteur Kamal Maraghi, âgé de 74 ans, a... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le docteur Kamal Maraghi, âgé de 74 ans, a été reconnu coupable par le Conseil de discipline du Collège des médecins d'avoir eu une conduite répréhensible envers trois patientes lors d'examens gynécologiques.

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L'obstétricien-gynécologue Kamal Maraghi, qui a pratiqué notamment à l'hôpital Ste-Marys et à la polyclinique Masson, vient d'être déclaré coupable par le Conseil de discipline du Collège des médecins d'avoir eu une conduite répréhensible envers trois patientes lors d'examens gynécologiques.

Les faits sont survenus en 1995, 2006 et 2008 sur des patientes âgées de 19, 20 et 29 ans.

Lors de ces trois examens, le médecin n'a pas mis à la disposition de ses patientes une jaquette en papier pour que celles-ci puissent se couvrir durant l'examen gynécologique.

Le Dr Maraghi, aujourd'hui âgé de 74 ans, a aussi effectué des mouvements de va-et-vient dans le vagin de certaines de ces patientes en leur posant des questions sur leurs pratiques sexuelles et en leur demandant de faire des mouvements du bassin.

Le Dr Maraghi aurait également caressé et pincé le clitoris de certaines d'entre elles.

Un des experts venus témoigner lors de l'audience a rappelé que les pathologies au clitoris sont rares et que jamais, dans sa longue carrière, il n'a eu à palper cette partie du corps d'une patiente.

Le même expert a mentionné qu'il est inapproprié de poser des questions sur la vie sexuelle des patientes durant leur examen gynécologique et que jamais durant cet examen, le mouvement des doigts du médecin doit consister à un va-et-vient.

Preuve accablante

Le Dr Maraghi a vivement nié les faits, estimant que les gestes qu'il a posés étaient purement médicaux et qu'ils avaient été mal interprétés par les patientes. Mais le Conseil de discipline ne l'a pas cru, soulignant que les témoignages des trois femmes, qui ne se connaissent pas, se ressemblent.

Dans son jugement, le Conseil de discipline estime que la « preuve contre l'intimé est accablante ». « Les plaignantes ont été clairement victimes de gestes inacceptables et non médicaux de la part de l'intimé, alors qu'elles étaient, comme la preuve le démontre, en situation de vulnérabilité ».

La sentence du Dr Maraghi sera déterminée prochainement par le Conseil de discipline.

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