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Interdiction de fumer: la ministre Charlebois prédit une transition en douceur

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La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Il ne faut pas sous-estimer la collaboration de la population pour respecter les nouvelles restrictions sur le tabagisme, croit la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, qui prévoit une transition sans heurt.

En confirmant l'entrée en vigueur des nouveaux changements, jeudi, Mme Charlebois a néanmoins prévenu qu'il n'y aurait pas de période de grâce pour les contrevenants, mais a dit faire «confiance à l'intelligence des Québécois».

«Je ne suis pas du tout alarmée, a-t-elle dit, au cours d'une conférence de presse sur la terrasse d'un restaurant situé à proximité de l'Assemblée nationale. Il y a eu un grand changement de mentalité, je suis confiante que ça va bien aller.»

D'ici cinq ans, le gouvernement Couillard souhaite faire passer la prévalence du tabagisme - la proportion des personnes âgées de plus de 12 ans qui fument de façon quotidienne - de 22 à 16 %.

Dans le cadre des nouvelles restrictions, qui ont généralement reçu un accueil favorable, il ne sera notamment plus possible aux fumeurs de griller une cigarette sur les terrasses des restaurants et des bars, dans les automobiles en présence de jeunes ainsi que sur les terrains sportifs et de jeux pour enfants.

Ainsi, des amendes pouvant aller jusqu'à plus de 700 $ seront applicables tant aux fumeurs qu'aux restaurateurs qui contreviennent à la loi.

Questionnée à ce sujet, la ministre Charlebois a tenu à apaiser certaines craintes, comme celles de l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ), qui s'inquiète que ses membres aient à «jouer à la police».

«Pour les excès de vitesse, est-ce qu'on a besoin d'un policier par citoyen? Non. C'est la même chose pour le tabac», a-t-elle dit, rappelant au passage que certains restaurants interdisaient le tabac sur leurs terrasses avant l'entrée en vigueur des nouvelles mesures.

La trentaine d'inspecteurs - des embauches supplémentaires ne sont pas prévues du ministère de la Santé - pourront distribuer des contraventions, tout comme les policiers municipaux ainsi que la Sûreté du Québec (SQ), a précisé Mme Charlebois.

Le corps policier provincial pourra également épingler des contrevenants à l'extérieur de sa juridiction dans l'éventualité où ses agents se trouveraient en territoire municipal.

Mme Charlebois a également déboulonné l'argumentaire des tenanciers de bars qui affirment que l'interdiction de fumer aurait une incidence négative sur leurs revenus. Elle a rappelé que ces établissements avaient survécu à la réforme de 2005 de la Loi sur le tabac ayant notamment banni la cigarette de la plupart des espaces publics, dont les bars.

En dépit de ce nouveau resserrement, la ministre déléguée à la Santé publique a rejeté la suggestion de tout simplement interdire la cigarette au Québec, affirmant que cela pourrait inciter les fumeurs à se tourner vers le marché noir pour s'en procurer.

«Je ne pense pas que l'interdiction est une voie de passage, a-t-elle dit. Il y a des libertés au Québec. Les gens qui veulent fumer peuvent le faire moyennant un certain encadrement, en respectant les autres qui ne fument pas.»

Mme Charlebois devra toutefois se pencher sur la situation plus particulière des 23 salons de cigares reconnus par le ministère de la Santé qui, en vertu d'un droit acquis, peuvent permettre à leurs clients de fumer le cigare et la pipe dans leurs établissements.

Questionné par le président de Société Cigare - un établissement de Québec - en marge de la conférence de presse, la ministre déléguée à la Santé publique n'a pu dire si le droit acquis de ces salons serait applicable à leurs terrasses.

«Je suis quand même heureux de la réponse de la ministre, qui va nous tenir au courant, a dit Denis Pelletier, au cours d'un entretien. Entre-temps, nos clients peuvent griller un cigare sur notre terrasse.»

Peu importe la décision du gouvernement, qui pourrait venir dès vendredi, M. Pelletier a assuré qu'il comptait se conformer à la loi. Il a toutefois rappelé que les salons de cigares dépendaient grandement des ventes d'alcool et de tabac, contrairement aux restaurants, qui servent de la nourriture.

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