Les Québécois croient que les infirmières devraient être mieux payées

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Selon les résultats du sondage, 65 % des personnes interrogées croient que le salaire des infirmières devrait augmenter.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Une majorité de Québécois pense que le salaire des infirmières devrait augmenter. Ils ne sont qu'une petite minorité, cependant, à penser de même pour les médecins.

Ces constatations ressortent d'un sondage CROP, obtenu par La Presse Canadienne, qui a été réalisé pour le compte de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente majoritairement du personnel du milieu de l'enseignement, mais aussi 7000 infirmières.

Plus précisément, ce sont 65 % des personnes interrogées qui croient que le salaire des infirmières devrait augmenter et 28 % qui pensent qu'il devrait rester inchangé.

L'opinion quant à la rémunération des médecins est tout autre. Ainsi, seulement 15 % des personnes interrogées croient que la rémunération des médecins devrait augmenter et 53 % qu'elle devrait rester inchangée. Ils sont même 27 % à croire que la rémunération des médecins devrait plutôt diminuer.

«La population souhaiterait un équilibre à la fois dans le partage des compétences de chacun, surtout en première ligne, et, en même temps, une plus juste équité, peut-être, dans la rémunération. Il y a peut-être une certaine dénonciation, de ce côté-là, que tout ce qui est réforme de la santé, actuellement, tourne autour des médecins», a conclu Louise Chabot, présidente de la CSQ, au cours d'une entrevue.

La dirigeante syndicale a toutefois concédé que les infirmières ont fait des gains, au cours des dernières années. «Il y a des gains qui se font, notamment dans le ratio infirmière-patients. Il y a des gains qui se font autour des conditions de travail et, du côté des conditions de rémunération, il y a eu des gains qui se sont faits par le volet de l'équité salariale», a-t-elle admis.

Heures supplémentaires

Le sondage indique également que 82 % des personnes interrogées s'opposent à l'idée que les infirmières soient contraintes de faire des heures supplémentaires - ce qui est parfois le cas à l'heure actuelle.

«Le cri d'alarme que la population reçoit de ça, c'est «il y a danger; on ne devrait pas obliger les infirmières à faire ça, à faire du temps supplémentaire », a interprété Mme Chabot.

Le sondage laisse voir, en effet, qu'une majorité de personnes interrogées croit que la charge de travail des infirmières peut mener à de l'épuisement professionnel, à un manque de temps pour effectuer un bon suivi et répondre aux questions, ainsi qu'à une diminution du temps consacré au patient, entre autres.

De plus, une majorité de personnes interrogées approuverait l'idée voulant que les infirmières puissent donner davantage de conseils médicaux. Ils sont 95 % à penser ainsi, quand on additionne les réponses des gens qui sont assez et très en faveur.

De même, 85 % approuveraient l'idée de fixer un nombre maximal de patients par infirmière, lorsqu'on additionne les réponses très et assez en faveur de l'idée.

Le sondage a été réalisé auprès de 1000 répondants, en ligne, du 14 au 18 avril dernier.

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