Fluoration de l'eau: Québec minimise l'étude, mais l'analysera

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Le ministère de la Santé a assuré hier qu'il se pencherait sur une nouvelle étude qui souligne les dangers de la fluoration de l'eau, au moment même où son patron en minimisait l'importance.

Le document scientifique qui vient d'être publié par le British Medical Journal conclut que l'ajout de fluorure dans les réseaux de distribution d'eau entraîne un taux significativement plus élevé d'une maladie de la glande thyroïde dans la population. Il se base sur la clientèle de près de 8000 médecins britanniques.

Certaines municipalités québécoises ajoutent du fluorure à leur eau. Même si la méthode s'attire beaucoup de détracteurs, elle est considérée par la communauté scientifique comme un moyen sûr et peu coûteux de lutter contre la carie dentaire. Jusqu'à cette nouvelle étude, du moins.

Barrette minimise

Hier, le ministre de la Santé Gaétan Barrette n'a pas voulu accorder trop d'importance à la plus récente étude sur le sujet.

«Une hirondelle ne fait pas le printemps, un électron ne fait pas le courant, et une étude ne fait pas une science, a-t-il dit, dans un corridor du parlement. La science, elle est faite par une série d'études qui se corroborent. Lorsqu'une étude sort, elle doit être corroborée par d'autres études.»

«Il n'y a pas un gouvernement sur la planète qui va prendre une décision sur la base de cette étude-là», a-t-il ajouté.

Le Ministère analyse

Son ministère n'a pas été aussi cassant. La porte-parole Marie-Claude Lacasse a indiqué que l'organisation «va regarder cette étude pour voir les données qui en ressortent». «On est en train de regarder si l'étude va être analysée au Ministère ou si un mandat va être donné à des experts externes», a-t-elle précisé.

Horacio Arruda, directeur national de santé publique du Québec, ne voulait pas commenter l'étude avant qu'elle ne soit révisée.

En attendant, la position traditionnelle demeure. «D'un point de vue de santé publique, la fluoration de l'eau potable, c'est considéré comme efficace», a indiqué Mme Lacasse. «C'est pour ça qu'on a un programme québécois de fluoration de l'eau potable qui soutient financièrement les municipalités qui décident de fluorer leur eau.»

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