Québec: les infirmières françaises exerceront plus facilement

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1200 infirmières françaises travaillent au Québec.

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Agence France-Presse
Montréal

Les infirmières françaises installées au Québec et leurs collègues encore en France souhaitant s'y installer vont pouvoir exercer plus facilement dans les services de santé de la province francophone grâce à la reconnaissance de leur diplôme et de leur expérience professionnelle.

Jeudi, Jean-François Lisée, ministre québécois des Relations internationales, et Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, ont signé l'accord pour les infirmières et infirmiers de l'arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) des qualifications professionnelles.

C'est en 2008 qu'a été signé l'ARM entre le Québec et la France avec pour objectif de permettre à une personne, titulaire d'un diplôme et d'un titre de formation délivrés par la province francophone canadienne ou la France, d'exercer sa profession de l'autre côté de l'Atlantique sous certaines conditions et pour peu qu'elle ait un permis de travail.

Pour les infirmières, le diplôme d'État délivré avant 2012 est maintenant reconnu comme un équivalent de baccalauréat au Québec, soit la licence en France. En réciproque, c'est seulement en juin 2012 qu'une infirmière québécoise a vu son diplôme reconnu en France.

Avec cet accord, les conditions salariales des infirmières françaises au Québec vont être revues à la hausse, mais sans rétroactivité, car elles exerçaient en tant qu'infirmière technicienne et non-infirmière clinicienne, a expliqué à l'AFP Nadia Lidel Mehdaoui, porte-parole du Regroupement des infirmières françaises du Québec (RIFQ).

Selon elle, ce sont 1200 infirmières françaises qui travaillent au Québec et maintenant un contingent de 2 à 300 infirmières est recruté par les hôpitaux québécois directement en France.

Les ARM --qui couvrent 81 professions, métiers et fonctions (63 selon la nomenclature française)-- sont difficilement mis en oeuvre en raison de blocages corporatistes. Bon nombre de candidats à l'immigration sont contraints de reprendre des études ou de faire des stages d'un ou deux ans malgré leur expérience et leur ancienneté dans une profession pour avoir le feu vert des ordres professionnels québécois.

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