Un collectif exige des politiciens de sérieux changements en santé

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En conférence de presse, mardi, un des membres du collectif, le Dr Hugo Viens, président de l'Association médicale du Québec, a fait valoir que la santé grugeait déjà plus de 50 % des dépenses publiques et que ce serait peut-être 70 % du budget total du Québec « dans moins de 15 ans », une situation intenable.

Jessica Kourkounis, archives The New York Times

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Un collectif formé de quatre organismes exige que les chefs politiques s'engagent à donner un coup de barre majeur au réseau de la santé, s'ils prennent le pouvoir le 1er octobre.

Pour améliorer les choses, le groupe a dressé la liste d'une quinzaine d'actions prioritaires destinées à fournir aux patients un meilleur accès au réseau de santé, une liste que le collectif espère présenter et faire endosser par les chefs des quatre partis politiques, durant la prochaine campagne électorale.

Le collectif vise à regrouper sous un même chapeau les patients, les intervenants, les médecins et les gestionnaires du réseau de la santé.

En conférence de presse, mardi, un des membres du collectif, le Dr Hugo Viens, président de l'Association médicale du Québec, a fait valoir que la santé grugeait déjà plus de 50 % des dépenses publiques et que ce serait peut-être 70 % du budget total du Québec « dans moins de 15 ans », une situation intenable.

Le médecin affirme que tous les acteurs du réseau ont une responsabilité à l'effet d'assurer la viabilité du système à long terme. Chose certaine, « actuellement, ce n'est pas viable, à moyen et à long terme », soutient le Dr Viens.

Il en conclut que « notre système de santé a besoin d'un coup de barre, au niveau de son modèle, de son organisation, de la consommation qu'on en fait ».

Les porte-parole des quatre groupes veulent faire pression dans les prochains mois sur les partis pour que leurs revendications figurent dans chacune de leurs plateformes électorales.

Par la suite, ils promettent de décerner une note à chacun « en fonction des engagements qu'ils auront pris », a commenté le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

Il ne s'agit pas de dire aux électeurs pour qui voter, a expliqué M. Laliberté, mais de « s'assurer que ce qu'on met de l'avant porte fruit et qu'il y ait des engagements précis, des engagements fermes » de la part des leaders politiques en cette saison électorale.

Le collectif est formé de l'Alliance des patients pour la santé, l'Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux, la Confédération des syndicaux nationaux (CSN) et l'Association médicale du Québec.

Les principales réformes revendiquées par le collectif, qui avaient déjà été rendues publiques en octobre, sont les suivantes :

  • Élargir les champs de pratique des professionnels de la santé, dans une optique interdisciplinaire ;
  • Renforcer le rôle des CLSC ;
  • Revoir le mode de rémunération des médecins ;
  • Revoir le mode de financement des hôpitaux, en fonction des services rendus et non plus sur une base historique ;
  • Réserver 5 % du budget de la santé à la prévention et à la santé publique.




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