Québec présente une «nouvelle proposition» aux ingénieurs de l'État

Le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand.... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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Le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand.

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(Québec) Le gouvernement Couillard présente une nouvelle proposition aux ingénieurs de l'État, jeudi après-midi, dans le but d'éviter une loi spéciale.

Le président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), Marc-André Martin, vient de débuter une rencontre avec les négociateurs patronaux dans les dernières minutes. 

Le cabinet du président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, confirme qu'une «nouvelle proposition» sera présentée aux travailleurs, sans fournir davantage de détails. 

Plus tôt dans la journée, les ingénieurs ont accusé Québec de les avoir piégés dans la ronde de négociation entamée mercredi avec le Conseil du trésor.

L'APIGQ a dit avoir offert le report des moyens de pression jusqu'au printemps 2018. Pourtant, au même moment, le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, ainsi que le titulaire des Transports, André Fortin, annonçaient l'intention de Québec d'adopter une loi spéciale jeudi soir. L'Assemblée nationale a depuis été convoquée pour une séance spéciale dès 19h.

«Nous avons fait des approches, hier. On essaie de trouver des voies de passage au moment où on se parle et on va tout faire pour éviter une loi spéciale», a dit jeudi matin Pierre Arcand, président du Conseil du trésor, à l'entrée du caucus libéral. 

«Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir», a-t-il ajouté, commentant les négociations qui se poursuivent à l'heure actuelle entre le gouvernement et le syndicat des ingénieurs. «Disons qu'on avance, mais il faut qu'on avance plus et mieux».

Congestions monstres  

Pour Québec, le refus des ingénieurs de procéder à des inspections obligatoires des ouvrages durant la nuit aurait mené à des congestions monstres. «C'est une mascarade, le gouvernement sans honneur a saboté une entente qui était possible», a affirmé Andy Guyaz, secrétaire du syndicat, en conférence de presse jeudi matin.

Pour Marc-André Martin, président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, le syndicat avait accepté de discuter de la voie de passage offerte par le ministre Arcand - un comité pour pousser la réflexion sur l'expertise. Mercredi soir, le gouvernement y est allé d'une nouvelle offre qui, de l'avis syndical, constitue sur le plan financier un recul par rapport à ce qui avait été mis sur la table l'été dernier par Pierre Moreau.

Pourtant les parties se sont considérablement rapprochées, a insisté M. Martin. Environ 3 millions par année séparent les demandes syndicales de l'offre de Québec pour les 1400 ingénieurs, qui restent moins payés que leurs collègues du privé et des employés municipaux.

L'opposition en bloc contre le gouvernement

Au Salon bleu, lors de la période de questions, jeudi, les partis de l'opposition déposeront une motion proposée par Québec solidaire qui demande au gouvernement de «renoncer à la présentation du projet de loi obligeant les ingénieurs de l'État à mettre fin è leurs moyens de pression».

«Le gouvernement libéral règle, à répétition, les conflits de travail avec ses employés avec des lois spéciales qui nient le droit de négocier des travailleurs», peut-on lire dans la motion. 

Du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ), le leader parlementaire adjoint Éric Caire blâme le gouvernement Couillard qu'il accuse d'avoir été «négligent». 

«Ça fait 10 ans qu'on dit qu'il faut rebâtir l'expertise en matière d'ingénierie au Québec, ça fait 10 ans qu'on dit "si vous voulez attirer et garder vos ingénieurs d'expérience, il faut être compétitif avec le marché". Le gouvernement a toujours refusé de le faire pour de mauvaises raisons. Le résultat c'est qu'on perd nos ingénieurs», a dit M. Caire jeudi matin à l'entrée du caucus du deuxième groupe d'opposition. 

Au Parti québécois, le leader parlementaire Pascal Bérubé s'est limité à dire que son équipe et lui étaient prêts à travailler tard jeudi en raison de la possible adoption d'une loi spéciale, mais que si ce scénario se concrétisait, «une loi spéciale c'est toujours un échec de négociations.»




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