«On doit mieux expliquer» le Fonds vert, dit Melançon

Isabelle Melançon, ministre de l'Environnement du Québec... (PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE)

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Isabelle Melançon, ministre de l'Environnement du Québec

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(Québec) Québec adoptera dès cet automne des mesures pour mieux expliquer le Fonds vert, a promis hier la nouvelle ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon.

En entrevue à La Presse, Mme Melançon a promis d'agir rapidement pour «éclaircir» le fonctionnement de cette enveloppe de plusieurs centaines de millions de dollars, dont les résultats ont été maintes fois critiqués dans les dernières années.

«Il s'est écrit bien des choses, il s'est dit bien des choses sur le Fonds vert, et ce n'est pas vrai qu'on va jeter le bébé avec l'eau du bain, a-t-elle assuré. Au contraire, le Fonds vert, c'est un merveilleux levier qu'on doit mieux expliquer.»

«C'est très complexe, les gens sont prêts à faire les efforts parce que la cause environnementale tient à coeur aux Québécois. Cependant, ce dont on a besoin, c'est de mieux comprendre de quoi il est question», dit Mme Melançon.

Elle n'a pas précisé quelles mesures elle compte mettre en oeuvre. Mais il est évident à ses yeux que le gouvernement doit démontrer le bien-fondé de ce Fonds «hyper complexe», qui est financé en grande partie par les automobilistes pour appuyer des projets de réduction de gaz à effet de serre (GES).

«L'argent, on le gagne durement et on veut en avoir pour notre argent, a expliqué Mme Melançon. J'en suis, je fais partie de ces gens-là. Je vais vouloir qu'il y ait éclaircissement des outils pour qu'on comprenne bien et qu'il y ait une transparence dans tout ce qui est fait avec ces sous-là.»

Baisses marginales

Le plus récent rapport annuel, dont La Presse faisait état hier, a révélé que les 19 programmes financés par le Fonds vert n'avaient entraîné qu'une baisse de 0,7% des émissions québécoises. Et ce, malgré des investissements de 1,2 milliard.

Ces résultats «doivent être optimisés», convient la ministre, mais elle prêche la patience. Elle fait valoir que le rapport annuel n'est qu'une «photo» et qu'il faudra attendre des mois, voire des années, avant de juger de l'efficacité des programmes.

La ministre rappelle que son prédécesseur, David Heurtel, a lancé une réforme de la gouvernance du Fonds vert. Depuis avril, il est encadré par un comité de gestion, chargé à la fois de suivre l'argent dépensé et d'évaluer la performance des programmes financés.

Mme Melançon s'attend donc à ce que «chaque dollar» du Fonds serve à atteindre les objectifs climatiques du gouvernement.

«Si on arrive avec des petites avancées pour des sommes qui sont importantes, disons-le, ça ne saura pas satisfaire les contribuables québécois», a-t-elle résumé.

En 2009, sous Jean Charest, le Québec s'est engagé à baisser ses émissions de GES de 20% par rapport au niveau de 1990. Selon le dernier inventaire officiel, la province était en voie de rater cet objectif.




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