Turcot: les ingénieurs du gouvernement réclament une enquête

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La construction du nouvel échangeur Turcot est un gigantesque projet de 3,7 milliards.

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(Québec) L'ingénieur de SMi, Dany Moreau, a été relevé de ses responsabilités touchant le chantier de l'échangeur Turcot dès que des accusations ont été déposées à son endroit, a souligné jeudi le ministre des Transports, Laurent Lessard, à l'Assemblée nationale.

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L'ingénieur Dany Moreau

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

Il répondait aux interrogations du député caquiste Éric Caire, pour qui il était inconcevable que l'on ait retenu ce professionnel et cette firme. À la commission Charbonneau, Michel Lalonde avait clairement indiqué que la firme SMi et M. Moreau avaient participé à la collusion pour la distribution des contrats. «Comment expliquer un fiasco aussi total», s'est insurgé M. Caire, rappelant l'appel des ingénieurs du gouvernement en faveur du maintien de l'expertise à l'interne de la fonction publique.

La firme SMi avait reçu son certificat l'autorisant à accéder aux marchés publics par l'Autorité des marchés financiers, a rappelé M. Lessard.

Pour le syndicat des ingénieurs du gouvernement, l'arrestation par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) d'un dirigeant de la firme SMi devrait convaincre le gouvernement Couillard qu'une enquête est nécessaire sur la gestion du chantier de l'échangeur Turcot.

Dany Moreau, vice-président aux infrastructures de SMi, était l'une des huit personnes arrêtées par l'UPAC mardi. Il jouait un rôle de premier plan dans le chantier du nouvel échangeur Turcot.

La firme SMi avait obtenu en 2013 le contrat de «certificateur indépendant» pour ce chantier, le plus important au Québec, un contrat «qui exigeait une probité hors de tout doute étant donné qu'il visait à effectuer les vérifications requises pour le paiement des travaux et les dépassements de coûts», observe le syndicat, toujours en négociation avec le gouvernement Couillard.

Pour le syndicat, un mandat devrait être confié à la Vérificatrice générale pour surveiller la reddition de comptes de ce projet.

Pour le président Marc André Martin, il faut se demander si le gouvernement a pris des leçons de la commission Charbonneau. «Nous avons tenté à bien des reprises d'expliquer au ministre Pierre Moreau la nécessité de renforcer l'expertise en ingénierie, un rempart contre la collusion et la corruption».




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