Inondations du printemps: les employés des députés ont touché des bonis

Selon le Bureau de l'Assemblée nationale, «les députés et leur... (PHOTO ROBERT SKINNER, archives LA PRESSE)

Agrandir

Selon le Bureau de l'Assemblée nationale, «les députés et leur personnel ont dû répondre à de multiples demandes de la part de leurs électeurs et des différents organismes de leur circonscription» à la suite des inondations.

PHOTO ROBERT SKINNER, archives LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Des employés de députés toucheront des bonis pour avoir répondu aux demandes des citoyens pendant les inondations du printemps.

L'Assemblée nationale a dégagé 85 000 $ pour payer les heures supplémentaires du personnel des bureaux de circonscription.

Une récente décision du Bureau de l'Assemblée nationale (BAN) détaille une liste de 19 circonscriptions où le personnel des bureaux des députés a reçu une rémunération additionnelle, «en raison de la surcharge de travail occasionnée par les nombreuses demandes des électeurs et des différents organismes», selon ce qu'on peut lire.

C'est le bureau du député libéral de Pontiac (Outaouais), André Fortin, qui a obtenu l'enveloppe la plus importante, soit 14 800 $.

Le bureau du député libéral Marc Carrière, de la circonscription de Chapleau, toujours en Outaouais, vient en deuxième, avec 10 900 $.

Fabre (Laval) et Mirabel (Laurentides) suivent, avec 9200 $ et 9000 $. Les autres bonis accordés varient entre 1000 $ et 5800 $.

Les autres circonscriptions retenues se situent notamment sur la Côte-Nord, en Mauricie, dans le Centre-du-Québec, en Montérégie, dans Lanaudière, à Montréal et en Gaspésie.

Dans le libellé de la décision, le BAN invoque que «les députés et leur personnel ont dû répondre à de multiples demandes de la part de leurs électeurs et des différents organismes de leur circonscription tant en regard des mesures à prendre que de leur admissibilité aux différents programmes d'aide aux sinistrés».

Le BAN fait aussi valoir que «même si les inondations sont terminées, les députés et leur personnel continueront de répondre à diverses demandes de citoyens en lien avec les demandes d'indemnisation qui sont toujours en traitement ou à l'étape de révision».

L'Assemblée nationale a refusé d'expliquer en détail la procédure d'attribution des bonis, en arguant que la décision avait été prise à huis clos par le BAN.

Les bureaux de circonscriptions de Pontiac et Chapleau ont refusé de répondre aux questions de La Presse canadienne et ont renvoyé les demandes au bureau du whip en chef du gouvernement, Stéphane Billette.

À la fin de la semaine dernière, Josée Lévesque, du bureau du whip en chef, a indiqué dans un entretien téléphonique qu'une somme forfaitaire avait été accordée aux bureaux de comtés touchés, à raison de 20 $ par domicile inondé, dans chacune des circonscriptions déterminées.

Elle a précisé que ce barème avait été établi lors des inondations du Richelieu en 2011, qui avaient alors touché quatre circonscriptions.

Il a toutefois été impossible de savoir si ce sont les députés ou leurs employés qui avaient fait une demande de bonis, ou comment les sommes étaient réparties dans chaque bureau de circonscription.

Rappelons que les inondations du printemps au Québec ont touché pas moins de 5300 résidences, dans 278 municipalités. Entre 500 et 800 ont été carrément détruites ou rendues inhabitables. Plus de 4000 personnes ont été évacuées.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer