TransCanada: le gouvernement accusé d'éveiller la «méfiance»

La députée de Québec solidaire Manon Massé.... (Photo Ninon Pednault, archives La Presse)

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La députée de Québec solidaire Manon Massé.

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(Québec) Le gouvernement Couillard «éveille la méfiance de la population» en autorisant TransCanada à mener des sondages géotechniques dans un milieu humide alors que l'entreprise n'a pas répondu à toutes ses questions sur son projet Énergie Est, a dénoncé Québec solidaire mardi.

«Lorsque le ministère de l'Environnement pose ses questions, il me semble que c'est la moindre des choses d'avoir des réponses avant d'agir», a dénoncé la députée solidaire Manon Massé.

La Presse a rapporté mardi que Québec a octroyé un certificat d'autorisation à TransCanada pour le prélèvement de deux carottes de terre aux abords de la rivière du Nord, à Saint-André-d'Argenteuil. Ce feu vert est survenu même si le ministre de l'Environnement, David Heurtel, attend toujours des réponses aux 200 questions qu'il a posées au sujet de l'étude d'impact du projet, rendue en juin.

Mme Massé se demande si cette autorisation trahit les véritables intentions du gouvernement Couillard face au projet de 16 milliards.

«Ce gouvernement est-il, par la porte d'en arrière, en train de faire ce qu'il ne veut pas faire par la porte d'en avant?» a-t-elle demandé.

Le député péquiste Sylvain Gaudreault a abondé dans le même sens.

«Ça démontre que le gouvernement souffle le chaud et le froid, encore une fois, dans ce dossier, a-t-il dénoncé. Quand on a un gouvernement qui est clairement contre un projet, il fait tout, il utilise tous les moyens pour le bloquer.»

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a assuré que l'autorisation réglementaire octroyée en septembre avait été demandée avant le dépôt de l'étude d'impact de TransCanada en juin. Elle concerne des travaux préliminaires qui permettront à l'entreprise de préparer la présentation de son projet aux autorités réglementaires.

«C'était une demande préliminaire en amont de l'autorisation globale du projet qui, elle, est soumise au processus du BAPE», a expliqué M. Heurtel.

«Ce sont deux processus distincts», a-t-il ajouté.

M. Heurtel a rappelé que son ministère a constitué un comité d'experts indépendants pour le conseiller pendant l'étude du projet Énergie Est. L'autorisation octroyée à TransCanada en septembre est en tous points conforme aux recommandations de ce panel.




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