«Le PQ n'est pas le parti de votre grand-père», dit Lisée à des jeunes

Jean-François Lisée, le chef du Parti québécois.... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Jean-François Lisée, le chef du Parti québécois.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

«Le Parti québécois n'est pas le parti de votre grand-père! Redécouvrez-nous», a lancé vendredi son chef Jean-François Lisée à un auditoire de jeunes anglophones, au Collège Dawson, à Montréal.

Le chef péquiste a pris la parole et répondu à des questions pendant une heure et demie devant environ 250 jeunes qui participaient à la semaine des sciences sociales. La salle était bondée.

Ces jeunes l'ont surtout questionné sur la pertinence du projet indépendantiste, ainsi que sur la laïcité et l'immigration.

Très à l'aise en anglais, et s'exprimant presque en totalité dans cette langue, M. Lisée a même réussi à les faire rire à plusieurs occasions.

De la quinzaine de questions qui lui ont été adressées par des gens dans la salle, une seule était ouvertement hostile et elle portait sur les règles d'affichage commercial en matière linguistique.

Les autres questions relevaient davantage du désir de comprendre en quoi le projet indépendantiste pouvait être encore pertinent en 2017, comment un Québec indépendant pourrait s'en tirer économiquement ou en quoi le débat sur la laïcité pourrait favoriser l'intégration des immigrants.

Cette visite de M. Lisée dans un collège anglophone survient quelques jours après la publication du rapport de son conseiller spécial, Paul St-Pierre Plamondon, qui avait apparenté le PQ à un «club social», «figé» et «vieillissant» qui devait se rapprocher des jeunes et leur faire comprendre la pertinence de son projet et de ses idées.

En plus de justifier le projet souverainiste par des motivations comme de prendre ses propres décisions et d'avoir son mot à dire sur la scène internationale, M. Lisée a parlé aux jeunes de la volonté du PQ de prendre ses distances du pétrole et des hydrocarbures et de faire des choix davantage axés sur le développement durable.

Il leur a exprimé sa volonté de bâtir des ponts, «pas des murs».

Devant cet auditoire de jeunes qui parlent deux, voire trois langues, M. Lisée a aussi souligné qu'il aimerait voir les cégépiens francophones pouvoir étudier dans un collège anglophone durant une session et les anglophones pouvoir faire de même dans un collège francophone.

Interrogé après son allocution, M. Lisée semblait fier de sa prestation en territoire anglophone.

«Je pense que je les ai surpris. Je pense qu'ils sont surpris, parce qu'ils ont - certains d'entre eux - une idée du Parti québécois rébarbative. Alors, quand ils voient un chef du Parti québécois qui vient leur parler aussi en anglais, qui les fait rigoler un petit peu, qui leur explique des choses simplement et directement, peut-être qu'ils sont agréablement surpris. Disons que c'était mon objectif», a-t-il répondu.




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