Enquête réclamée sur un possible «détournement de fonds» du PQ

La whip du PQ, Carole Poirier (photo), emploie... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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La whip du PQ, Carole Poirier (photo), emploie 12 personnes, ce qui est davantage que son homologue libéral, qui coordonne pourtant le travail de deux fois plus de députés.

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(Québec) Le Parti libéral, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire ont réclamé une enquête, vendredi, sur la possible utilisation de fonds publics à des fins partisanes par le Parti québécois.

La whip du PQ, Carole Poirier, emploie 12 personnes, ce qui est davantage que son homologue libéral, qui coordonne pourtant le travail de deux fois plus de députés.

Cinq « agents de liaison » sont rémunérés à même le budget de l'aile parlementaire péquiste même s'ils ne mettent presque jamais les pieds à l'Assemblée nationale, selon le Journal de Québec. Ils sont notamment affectés à l'organisation d'événements politiques.

Le whip du gouvernement Couillard, Stéphane Billette, y voit un « manque d'éthique flagrant » de la part du parti de Jean-François Lisée.

« Le Parti Québécois utilise sans gêne les fonds publics pour faire de la partisanerie et contrevient ainsi aux règlements établis par le Bureau de l'Assemblée nationale », a dénoncé M. Billette.

Il réclame une enquête du commissaire à l'éthique et il demandera au Bureau de l'Assemblée nationale, l'organisme qui établit les règles administratives du parlement, de se pencher sur le dossier.

Le député caquiste Éric Caire a abondé dans le même sens. À ses yeux, le stratagème procure un avantage indu au PQ, qui peut utiliser des fonds publics pour payer des dépenses partisanes, notamment l'organisation d'élections ou la collecte de fonds.

« En quoi ça fait que l'opposition officielle (...) va faire un meilleur travail parlementaire parce qu'il y a des gens payés avec des deniers publics de l'Assemblée nationale pour organiser les circonscriptions politiques du PQ pour les prochaines élections ?, a lancé M. Caire. Ça, c'est du détournement de fonds. »

Québec solidaire a appuyé les demandes d'enquêtes des autres partis. La députée Manon Massé s'est elle aussi indignée des pratiques alléguées du PQ. Et elle a dénoncé au passage l'opacité des règles qui gouvernement les dépenses des élus de l'Assemblée nationale.

« Quand le monde se met les mains dans le bol de même, a-t-elle dit, c'est parce que c'est pas transparent. »

Conforme aux règles, dit le PQ

Dans un communiqué, le Parti québécois a assuré que l'embauche d'agents de liaison à même les budgets de l'Assemblée nationale est conforme aux règles. Et même si ces employés doivent avoir un « port d'attache », argue le PQ, rien ne les empêche de le quitter pour « se rendre auprès des citoyens ».

« Évidemment, nous sommes surpris d'apprendre que d'autres formations politiques n'ont pas autant d'intérêt que nous à avoir des attachés politiques sur le terrain, dans toutes les régions, a indiqué le parti. Il s'agit du résultat de choix et de l'établissement de priorités dans l'attribution des ressources qui nous sont allouées. »

Le chef péquiste Jean-François Lisée réagira vendredi après-midi, après la prestation de serment de ses deux nouveaux députés, Catherine Fournier et Marc Bourcier.




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