Le PLQ «n'est pas un éteignoir», dit Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard relativise les critiques contenues... (Photo Ryan Remiorz, PC)

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Le premier ministre Philippe Couillard relativise les critiques contenues dans le rapport produit par l'ex-président de la Commission politique du Parti libéral du Québec, Jérôme Turcotte.

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(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard se dit «très content du rapport de Jérôme» Turcotte, mais il nie du même souffle l'un de ses principaux constats accablants sur l'état du Parti libéral du Québec (PLQ). Il relativise également les critiques contenues dans le document interne produit par l'ex-président de la Commission politique du parti.

Selon le chef libéral, «c'est faux» de dire, comme le fait M. Turcotte dans son texte de 47 pages obtenu par La Presse, que les façons de faire du parti «agissent malheureusement comme éteignoir à l'engagement citoyen».

«Non, (le PLQ) n'est pas un éteignoir», a-t-il affirmé lors d'une mêlée de presse mardi avant une réunion de son caucus. «C'est un parti qui, comme tous les partis politiques, a à réfléchir sur le sens profond du militantisme.»

Toutes les formations sont aux prises avec les mêmes difficultés quant au recrutement de membres, a-t-il ajouté. «Il ne faut pas se voiler les yeux. La question de l'appartenance à un parti politique en 2016, 2017, 2020, 2030, ce n'est plus ce que c'était au cours des dernières décennies. Les gens le font maintenant pour une raison particulière ou une cause particulière, à laquelle ils veulent s'identifier, et ils veulent avoir un rôle concret à jouer dans les orientations.»

Le nombre de membres du PLQ a chuté de près de 30% en près d'un an et demi pour atteindre 37 020, en date du 31 décembre 2015.

À la tête du PLQ depuis 2013, Philippe Couillard est écorché dans le document de Jérôme Turcotte intitulé Analyse des défis à relever pour relancer le militantisme au PLQ. Surtout pour ne pas avoir concrétisé certaines promesses faites lors de la course à la direction visant le «renouveau du Parti libéral» et un rapprochement avec les militants. Mais le premier ministre soutient qu'il a déjà «donné plus d'importance au rôle des militants».  Par exemple lors de l'élaboration du programme électoral de 2014 - ce que M. Turcotte reconnaît dans son document.

«On a fait les gestes de base avec le code d'éthique, la réforme de notre constitution, a-t-il ajouté. Il faut aller beaucoup plus loin maintenant pour proposer aux citoyens qui ont plus de difficulté à s'engager dans les partis politiques en général, pour toutes sortes de raisons, un engagement qui a de la valeur ajoutée pour eux et pour elles. Et je crois que la façon de le faire, ça fait partie de ce que Jérôme nous recommande. Il y a d'autres groupes, d'autres personnes dans le parti qui travaillent là-dessus. Et on va continuer à travailler là-dessus.»

Il n'y a pas lieu selon lui de «sonner l'alarme» au PLQ, pour reprendre l'expression de M. Turcotte. 

Les enjeux soulevés dans le rapport de Jérôme Turcotte seront abordés lors du conseil général de ce weekend à Laval, a confirmé Philippe Couillard.

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