Surveillance policière: 50 % des Québécois contre la commission, selon un sondage

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Philippe Pichet, chef du Service de police de la Ville de Montréal.

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La Presse Canadienne

Bon nombre d'internautes jugent qu'il n'est pas nécessaire pour le gouvernement du Québec d'instaurer une commission d'enquête à la suite des révélations du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et de la Sûreté du Québec (SQ) qui ont avoué avoir épié des journalistes.

À peine une personne sur deux favorise la tenue d'une telle commission selon un sondage SOM publié vendredi qui a été réalisé pour Cogeco Nouvelles. L'exercice a été commandé jeudi par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

La consultation ajoute que 81 % des 1683 répondants sont plutôt ou tout à fait en désaccord avec les policiers dans leur surveillance de certains journalistes.

Près des trois quarts des Québécois, 71 %, veulent que les règles pour l'émission de mandats de surveillance des journalistes soient resserrées.

La majorité des personnes ayant répondu au sondage SOM, 55 %, considère que la police n'est pas indépendante du pouvoir politique.

Un autre volet du sondage indique que plus du quart des gens sondés sont inquiets d'être espionnés par la police. Près des trois quarts des gens, soit 72 %, font confiance aux services policiers, mais 34 % des répondants affirment que leur niveau de confiance envers la police a diminué au cours des dernières années.

Le sondage a été mené les 2 et 3 novembre sur le web ; sa marge d'erreur est de 3 %, 19 fois sur 20.

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