Surplus budgétaire: Couillard a manqué d'humanisme, dit Lisée

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« C'est quelqu'un qui a été insensible aux dommages causés à la population, aux enfants du Québec, pour son objectif de déficit zéro, a dit le chef péquiste Jean-François Lisée (au centre) au sujet du premier ministre Philippe Couillard (de dos, à gauche).

Jacques Boissinot, archives PC

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Les surplus budgétaires dégagés prématurément montrent que le premier ministre Philippe Couillard a manqué d'humanisme en infligeant des réductions de services à la population, a déclaré mercredi le chef péquiste Jean-François Lisée.

Selon M. Lisée, M. Couillard et son équipe n'ont démontré aucune compassion en décidant d'accumuler 2,2 milliards de plus que ce qui était nécessaire pour atteindre l'équilibre budgétaire durant l'année 2015-16.

«Ça veut dire qu'il y a un moment où ce gouvernement a su qu'il coupait trop pour son propre objectif et il n'a pas arrêté, a-t-il dit. C'est un gouvernement de comptables froids, qui a dépassé ses objectifs de compressions.»

Malgré des signaux indiquant que la réduction des services avait des impacts sur la population, le gouvernement a maintenu ses compressions, a constaté M. Lisée dans un point de presse.

«C'est quelqu'un qui a été insensible aux dommages causés à la population, aux enfants du Québec, pour son objectif de déficit zéro, a-t-il dit. C'est comme s'il n'avait pas l'humanisme de s'arrêter quand il savait que ça faisait trop mal.»

Le chef caquiste François Legault a quant à lui affirmé que les libéraux ont brisé leur promesse électorale de consacrer une part égale des surplus au remboursement de la dette et à des baisses d'impôt.

M. Legault a constaté que 2,2 milliards seront versés dans un fonds de remboursement de la dette, cette année, ce qui ne correspond pas au montant nécessaire pour soulager les contribuables.

La mise a jour économique présentée mardi par le ministre des Finances Carlos Leitao prévoit des allègements fiscaux de 394 millions.

«On doit aussi faire un effort pour aider les familles québécoises qui n'arrivent pas», a dit M. Legault en plaidant pour des baisses d'impôts.

En chambre, M. Lisée a évoqué des cas «à la limite de la maltraitance» en raison de restrictions budgétaires dans les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), dont l'emblème est devenu «les patates en poudre» qui ont été servies par certains établissements.

M. Couillard a affirmé que même à des époques où les budgets augmentaient plus rapidement, les CHSLD n'étaient pas exempts de cas de mauvais services.

«Il est tout à fait inexact de faire un lien direct entre la croissance des budgets et la qualité des services, beaucoup d'établissements le montrent», a-t-il dit.

M. Couillard s'est défendu d'avoir manqué d'humanisme en maintenant des compressions qui permettent d'injecter l'équivalent de 410 millions dans les réseaux de la santé et de l'éducation.

«Parce que l'humaniste en moi, justement, veut envoyer un message aux équipes du réseau de la santé et de l'éducation, qu'elles pourront, maintenant, ces équipes, planifier sur plus qu'un an ou six mois, a-t-il dit. Pour les prochaines années, on sait qu'elles vont être financées pour lancer des projets d'amélioration de qualité de service aussi en éducation et en santé.»

Mercredi, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a affirmé que les réinvestissements seront prioritairement destinés aux CHSLD, tout en refusant de reconnaître qu'ils ont souffert d'une baisse de services.

«Il n'y a pas de consigne dans le réseau pour réduire les services, a-t-il dit. Je vous ai dit qu'il y a des règles à suivre et des standards de pratique qui sont en place. Malheureusement, il y avait des événements, et ces événements, on est là pour les combattre tous les jours.»

M. Barrette a attribué les cas de baisses de services à des établissements qui ont désobéi à ses consignes.

«Les consignes dans le réseau sont très claires, a-t-il dit. Je ne peux pas être sur le terrain à côté de tout le monde et dans le système, il y a des événements malheureux et inacceptables contre lesquels on doit se battre sans arrêt.»

À une question sur les «patates en poudre», M. Barrette a affirmé qu'elles font partie d'une démarche d'amélioration de la gestion dans les établissements.

«On est train de faire une démarche de meilleures pratiques, a-t-il dit. Les meilleures pratiques vont inclure les pratiques de gestion alimentaire.»

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