Affaire Lessard: les libéraux bloquent une demande de l'opposition

Laurent Lessard... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Laurent Lessard

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Les libéraux ont bloqué jeudi une demande de l'opposition qui souhaitait entendre en commission parlementaire un ancien conseiller du ministre des Transports, Laurent Lessard.

La majorité libérale membre de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles a refusé la requête de la Coalition avenir Québec (CAQ), appuyée par le Parti québécois.

Le député libéral Serge Simard a affirmé que le commissaire à l'éthique examine déjà les allégations de conflits d'intérêts soulevées par les activités d'Yvon Nadeau, ancien adjoint de circonscription de M. Lessard.

Aux journalistes, à la suite d'une rencontre avec l'opposition, M. Simard a expliqué que la commission parlementaire n'a pas à se substituer aux travaux du commissaire.

«Par la suite, s'il y a lieu, on posera les gestes nécessaires, mais au moment où se parle, le commissaire à l'éthique fait son travail, a-t-il dit. On va le laisser faire son travail. La commission prendra acte du rapport qui lui sera déposé.»

Les partis de l'opposition jugent que M. Lessard s'est placé dans une position embarrassante, a manqué de jugement et d'éthique en gardant à son emploi Yvon Nadeau, un ami relié à trois entreprises qui ont obtenu le soutien financier de l'État.

M. Nadeau a été à l'emploi du ministre de 2003 à 2013 et de mai 2014 à mai 2015. M. Lessard a soutenu qu'il avait obtenu un avis du commissaire à l'éthique avant de réembaucher son ami.

Le député caquiste Simon Jolin-Barrette a accusé les libéraux de manquer de transparence et d'intégrité en refusant de mandater la commission parlementaire.

M. Jolin-Barrette a réclamé une enquête du vérificateur général pour faire la lumière sur l'octroi de subventions auxquelles est associé Yvon Nadeau.

«La majorité libérale a refusé d'aller au fond des choses, de faire preuve de transparence, a-t-il dit. Il y a encore plusieurs questions, le dossier n'est pas mort.»

La députée péquiste Agnès Maltais a déclaré que les libéraux manquent de jugement lorsque des questions éthiques sont soulevées.

«C'est la vision libérale des choses qui cimente ça, a-t-elle dit. C'est-à-dire: le parti d'abord, l'intégrité et la transparence ensuite.»

Selon Mme Maltais, les résultats de l'enquête vont de toute façon forcer les parlementaires libéraux à se pencher sur le dossier.

«Ce que je leur ai dit c'est que: «ce n'est que partie remise, vous allez un jour être obligés d'embarquer dans ce qu'on est en train de vous proposer, a-t-elle dit. Parce que ce qui va être révélé, d'après moi, va ramener le monde assis à la table.»

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