Course au PQ: libéraux et caquistes gardent leur stratégie

Les candidats à la direction du PQ, Paul... (PHOTO Jacques Boissinot, PC)

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Les candidats à la direction du PQ, Paul St-Pierre-Plamondon, Jean-Francois Lisée, Alexandre Cloutier et Martine Ouellet, lors du dernier débat avant le courronnement.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

L'élection d'un nouveau chef au Parti québécois (PQ) ne changera pas la stratégie des libéraux et des caquistes, qui continuent de tabler sur le manque d'intérêt pour le projet souverainiste.

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a affirmé mercredi dans un point de presse que la façon d'accéder à l'indépendance du Québec avait été au centre de la course.

Selon M. Fournier, peu importe le moment où les candidats proposent de tenir un référendum, le projet souverainiste n'intéresse pas la population québécoise.

«Honnêtement, je n'ai jamais cru que le Parti québécois n'allait pas travailler pour la séparation, a-t-il dit. Ils ont fait toute la campagne là-dessus. Dire à quel moment il y aura un moment fatidique, je sais qu'ils vont travailler tous les jours pour séparer le Québec du reste du Canada.»

Le chef caquiste François Legault a également estimé que tous les candidats travaillaient à la préparation d'un référendum sur la souveraineté.

«Je pense qu'en 2018, ça va être une bataille entre la CAQ puis le Parti libéral, a-t-il dit en point de presse. Moi, je ne sens pas, dans la population, d'appétit pour la souveraineté du Québec.»

M. Legault croit que les Québécois préfèrent les questions d'économie et d'éducation, en plus de vouloir conserver la possibilité de négocier avec le gouvernement fédéral.

«Tous les candidats, incluant M. Lisée, veulent préparer un référendum, a-t-il dit. Donc, moi, je pense que les Québécois, actuellement, veulent, de bonne foi, qu'on négocie avec le gouvernement fédéral, veulent qu'on travaille sur l'économie, qu'on travaille sur l'éducation, ne veulent pas qu'on travaille à préparer un référendum ni pour 2018 ni pour 2022.»

Le candidat Jean-François Lisée, qui a reporté toute possibilité d'un référendum à un éventuel mandat commençant en 2022, s'est vanté mercredi d'être celui dont les libéraux redoutent le plus l'élection.

M. Lisée a affirmé que cette crainte est motivée par sa démarche d'accession à l'indépendance, qui leur retire l'argument référendaire.

«Ils n'ont plus d'argument avec moi pour 2018, a-t-il dit. Ils font toujours leurs élections sur deux sujets: l'économie et le référendum. L'économie, ils vont avoir honte de leur bilan et le référendum, je dis qu'il n'y en aura pas dans le premier mandat.»

M. Lisée a d'ailleurs appuyé son analyse sur une caricature publiée mercredi par le quotidien Le Devoir, montrant le premier ministre Philippe Couillard et M. Fournier priant pour que les militants péquistes ne l'élisent pas.

«Pourquoi ils demandent ça? Parce qu'ils savent que c'est très dangereux pour eux si le PQ est dirigé par votre humble serviteur, qu'ils vont perdre l'élection. Ils ont peur pour leur Canada parce qu'ils savent que la meilleure démarche pour l'indépendance est celle que je propose.»

Le nom du prochain chef ne sera connu que vendredi, mais les militants ont commencé à voter, mercredi matin, par téléphone et internet.

Alexandre Cloutier, au coude à coude avec M. Lisée dans les derniers sondages, a affirmé qu'il misait notamment sur l'appui des militants dans sa région d'origine, le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

M. Cloutier a affirmé que 5000 nouvelles cartes de membres avaient été vendues dans sa région.

«C'est sûr que ça devrait aider», a-t-il dit.

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