De Santis juge normal que PLQ ait refusé de rembourser des dons illégaux

La ministre responsable des Institutions démocratiques, Rita de... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

La ministre responsable des Institutions démocratiques, Rita de Santis.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le Parti libéral n'a rien fait d'anormal en refusant de rembourser 3500 $ en dons illégaux, malgré une demande du Directeur général des élections, a affirmé mercredi la ministre responsable des Institutions démocratiques, Rita de Santis.

Lors d'un témoignage en commission parlementaire, mardi soir, le directeur Pierre Reid a révélé avoir écrit l'an dernier à la directrice générale du PLQ, Marie-Ève Ringuette, pour demander le remboursement de 3500 $.

Sa lettre datée du 15 mai 2015 a été rendue publique par la Coalition avenir Québec. On y apprend que sept contributions de 500 $ reçues par le PLQ en 2009 ont été versées par des donateurs qui agissaient comme prête-noms. Ces contributions leur ont été remboursées par deux sociétés, Entreprises Guy Desjardins et Louisbourg SBC, propriété de Tony Accurso.

Le parti a refusé de rembourser ces dons puisqu'ils avaient été versés plus de cinq ans avant la découverte des irrégularités par le DGE. Il n'avait donc aucune obligation légale de se rendre à la demande.

Pour Mme de Santis, la décision de la directrice du parti était parfaitement justifiée.

« Dans la lettre, le DGE a lui-même dit que ce sont des demandes hors prescription, a dit la ministre. Il a dit qu'il n'y a aucune obligation légale de faire ce paiement. »

« Mme Marie-Ève Ringuette a vu la lettre et, comme n'importe qui à l'intérieur d'une organisation, a dit je n'ai pas l'obligation de le payer, pourquoi je le payerais ? » a-t-elle ajouté.

Ce n'est qu'en fin de journée hier - après le témoignage du DGE en commission parlementaire - que le gouvernement Couillard a accepté de rembourser les dons.

« Argent sale »

Aux yeux de la CAQ, ce développement prouve que de « l'argent sale » se trouve toujours dans les coffres du Parti libéral. L'épisode prouve aussi que les moeurs de la formation politique n'ont pas changé sous la direction de Philippe Couillard.

« Ça veut dire que M. Couillard se sent à l'aise de faire des campagnes électorales avec de l'argent sale », a dénoncé M. Legault.

La ministre de Santis a présenté le mois dernier le projet de loi 101, qui donne suite à plusieurs recommandations de la Commission Charbonneau. S'il est adopté, la loi électorale sera modifiée pour supprimer le délai de cinq ans au-delà duquel une contribution illégale n'a plus à être remise au DGEQ.

Le bureau de la ministre a confirmé que le PLQ aurait été obligé de rembourser les 3500 $ réclamés par le DGE si la loi avait été en vigueur l'an dernier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer