La ministre du Travail choquée par une intervention de François Legault

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La ministre du Travail, Dominique Vien

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La ministre du Travail, Dominique Vien, n'a pas apprécié que le chef caquiste François Legault lui demande de se réveiller concernant un conflit de travail dans le secteur scolaire.

Mme Vien a invité M. Legault à réfléchir à son attitude en Chambre, à la suite d'un accrochage survenu quelques instants après la fin de la période des questions.

Dans une mêlée de presse, quelques heures plus tard, la ministre a affirmé qu'elle avait été choquée par une intervention de M. Legault.

«C'est carrément exagéré, à mon point de vue c'est inacceptable, a-t-elle dit. S'il avait quelque chose à me dire, il peut le dire sur un ton tout à fait courtois.»

Si elle ne s'est pas sentie menacée, Mme Vien croit cependant que le chef caquiste a dépassé les bornes en l'apostrophant au moment où il quittait le Salon bleu.

«C'est surtout quand il s'est placé devant moi, devant le pupitre du premier ministre pour me pointer du doigt, a-t-elle décrit. Il a monté le ton de façon assez importante, en disant ce qu'il a dit. Je ne répéterai pas ce qu'il a dit, j'ai été assez saisie, choquée et je lui ai demandé de quel droit il me parlait sur ce ton.»

Dans un point de presse qui a précédé, M. Legault a expliqué qu'il avait été fâché par une réponse nonchalante de la ministre, durant la période des questions, concernant un lock-out dans une entreprise de transport scolaire qui complique les déplacements de 700 élèves, dans la région de Granby.

Selon la Coalition avenir Québec, le gouvernement devrait intervenir pour mettre fin à un lock-out décidé par l'entreprise Autobus Yamaska le 20 mai.

M. Legault a affirmé qu'il avait été irrité que Mme Vien réponde, en Chambre, que «ce lockout est décrété dans les règles de l'art à l'intérieur d'une dynamique qui est légale».

«Elle m'a adressé la parole, et tout ce que je lui ai dit, c'est: "Réveille-toi, parce que ça n'a pas de bon sens que 700 enfants ne puissent pas aller à l'école parce qu'il y a un lock-out légal qui a été fait dans les règles de l'art"», a-t-il dit aux journalistes.

Selon le chef caquiste, son intervention était en fait une réponse à la ministre, qui l'a apostrophé au moment où il passait «à deux, trois mètres» d'elle.

«Quand j'ai vu qu'elle parlait puis qu'elle avait l'air choquée des questions qu'on a posées, moi, je lui ai dit : "Réveille-toi"», a-t-il dit.

Selon la ministre, qui a rencontré les journalistes en sortant du conseil des ministres, M. Legault a parfois des comportements dérangeants lors d'interventions en Chambre.

«Il crie souvent pendant que nous répondons aux questions, a-t-elle dit. Il parle, il s'agite et ça dérange les gens.»

Mme Vien s'est montrée disposée à recevoir des excuses de la part du chef caquiste.

Témoin de la scène, le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, a jugé que sa collègue méritait des excuses.

«Il est venu s'adresser à ma collègue de façon tout à fait impolie», a-t-il dit.

La députée caquiste Nathalie Roy a accusé les libéraux de profiter de l'altercation pour tenter de faire diversion de dossiers où ils sont en difficulté, ces derniers jours, comme celui de l'octroi de contrats au ministère des Transports.

«On est en politique, ici, a-t-elle dit. Ce n'est pas de la dentelle qu'on fait. Ce sont des propos qui doivent être dits, qui ont été dits. Et il n'y a pas raison de s'offusquer pour ça.»

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