Gaudreault cautionne l'intervention de Cloutier dans un dossier de Ouellet

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Le chef par intérim du Parti québécois, Sylvain Gaudreault

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le chef intérimaire péquiste Sylvain Gaudreault a jugé mercredi que le candidat à la direction Alexandre Cloutier n'a pas manqué de convivialité en intervenant dans le dossier des transports.

M. Gaudreault a affirmé que son intervention, pour demander la démission du ministre des Transports Jacques Daoust, n'a provoqué aucune incohérence dans la stratégie du caucus.

Selon le chef intérimaire, il est normal que les candidats abordent des enjeux «nationaux» pendant la course à la direction.

«Je n'ai pas senti de manque de convivialité à cet égard», a-t-il dit en commentant l'intervention de M. Cloutier.

Mardi, la porte-parole péquiste du dossier des transports, Martine Ouellet, avait constaté l'empressement de M. Cloutier à prendre position sur ce sujet.

Mme Ouellet, candidate pressentie dans la course à la direction, avait souligné que cette intervention contrastait avec la convivialité de la dernière course, à laquelle elle a participé.

Dans une mêlée de presse, M. Gaudreault, qui s'est décrit comme «le gardien d'une certaine harmonie au sein du caucus», a exprimé un avis différent.

«Souvenez-vous de la dernière course, il y a eu aussi des prises de position sur différents enjeux, dans différents dossiers, a-t-il dit. Je pense qu'il faut avoir une certaine souplesse par rapport à ça, tout en respectant évidemment le travail parlementaire de l'opposition officielle.»

Le candidat Jean-François Lisée a pour sa part proposé mercredi un gel des salaires des médecins, d'une durée de cinq à dix ans, s'il est élu premier ministre.

M. Lisée a accusé le premier ministre Philippe Couillard et son ministre de la Santé Gaétan Barrette d'avoir favorisé les médecins au détriment du reste de la population.

«Ces hausses de salaires et de rémunération sont injustifiables, sont en train de faire crever le budget de l'État, de la Santé, et nous oblige à couper ailleurs dans les soins aux patients et il faut que ça cesse», a-t-il dit aux journalistes.

Selon M. Lisée, un gouvernement péquiste ayant reçu ce mandat renégocierait les contrats conclus avec les fédérations de médecins.

«Les futures hausses ne peuvent pas et ne doivent pas être versées», a-t-il dit.

M. Lisée souhaite également mettre fin à la possibilité, pour les professionnels, dont les médecins, de bénéficier des avantages liés à l'incorporation de leurs activités, qui leur procure un «cadeau fiscal».

«C'est aussi la fin de l'incorporation pour les médecins et tous les professionnels qui sont payés par l'État et qui dispensent des soins à un marché captif», a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Lisée a affirmé que ce sera aux partis souverainistes de déterminer dans leurs efforts de convergence si une assemblée constituante doit précéder un référendum sur l'indépendance.

«C'est une discussion qu'on doit avoir entre souverainistes», a-t-il dit.

Dans une entrevue au quotidien «Le Devoir», la candidate à la direction Véronique Hivon a proposé de mettre sur pied, dès une éventuelle élection d'un gouvernement péquiste en 2018, une «assemblée citoyenne» chargée d'élaborer un projet de Constitution d'un Québec indépendant.

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