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PQ: le prochain chef devra avoir un appui majoritaire du caucus, insiste Bérubé

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Pascal Bérubé

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Alexandre Robillard
La Presse

(Québec) Le prochain chef du Parti québécois devra avoir l'appui d'une majorité de membres du caucus, a déclaré jeudi le député péquiste Pascal Bérubé.

Dans une entrevue téléphonique, M. Bérubé a estimé que ce critère est important en raison du peu de temps d'ici la prochaine élection générale.

Les députés Alexandre Cloutier et Véronique Hivon se sont rencontrés mercredi à Québec afin de discuter des suites à donner à la démission de Pierre Karl Péladeau en début de semaine.

Mme Hivon réfléchit à une candidature tandis que M. Cloutier a diffusé un billet Facebook pour préciser qu'il a reçu des milliers d'appuis «pour la suite des choses».

Mercredi, le doyen du caucus péquiste, François Gendron, a affirmé qu'il soumettra à ses collègues députés, qui doivent se réunir vendredi, l'hypothèse qu'un couronnement du prochain chef serait préférable à une course à la direction.

Jeudi, M. Bérubé, qui appuyait M. Péladeau lors de la dernière course, a affirmé que l'appui du caucus est plus important qu'à la dernière course en raison de la proximité électorale.

«Les conditions sont: un appui important auprès des membres, un appui potentiel qui provient de l'extérieur, pour additionner, mais l'appui d'une majorité des collègues du caucus», a-t-il dit à La Presse Canadienne.

Selon le député, ses autres collègues partagent cette préoccupation de l'importance d'un appui du caucus pour favoriser un rassemblement rapide d'ici 2018.

«Les collègues du caucus, j'en suis convaincu, partagent ces critères, a-t-il dit. Parce qu'une des tâches de ce ou cette chef, ce sera de diriger une équipe parlementaire.»

M. Bérubé ne s'est pas prononcé sur l'hypothèse d'un couronnement, mais il place la barre haute pour les candidatures éventuelles.

«Outre l'appui des membres, l'appui potentiel hors parti, un vaste appui du caucus est important pour se porter candidat selon moi, a-t-il dit. C'est une condition même très importante selon moi.»

Durant la dernière course, M. Cloutier avait reçu trois appuis du caucus, soit ceux de Mme Hivon, M. Gendron et du député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

Jeudi, M. Bérubé n'était pas en position de préciser les appuis dont bénéficieraient Mme Hivon et M. Cloutier s'ils décidaient d'être candidats.

«La candidature de Véronique Hivon et la candidature d'Alexandre Cloutier suscitent beaucoup d'enthousiasme auprès des militants et même hors du parti, donc ce sont deux très bonnes candidatures, mais je ne connais pas l'appui potentiel de mes collègues face à ces candidatures», a-t-il dit.

Par ailleurs, Bernard Drainville, qui s'était rallié à M. Péladeau à la dernière course après l'avoir affronté, est toujours en réflexion pour une éventuelle candidature, mais il semble de plus en plus que son premier choix sera de demeurer à son poste de leader parlementaire, a indiqué une source.

La députée Martine Ouellet, qui a terminé la dernière course sans avoir obtenu d'appui au sein du caucus, a affirmé jeudi que sa réflexion progresse.

«Vous êtes très nombreux à me questionner sur mes intentions, a-t-elle écrit sur son fil Twitter. J'envisage sérieusement de me lancer!»

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