Jean Charest dit avoir dirigé un «gouvernement honnête et intègre»

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Jean Charest

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(QUÉBEC) Jean Charest a assuré avoir dirigé un « gouvernement honnête et intègre », lundi, au moment où les pratiques du Parti libéral sont mises en cause par l'arrestation de Nathalie Normandeau et la controverse qui a forcé Sam Hamad à renoncer à son poste de ministre.

L'ancien premier ministre était de passage à l'Assemblée nationale pour participer à un événement du Groupe femmes, politique et démocratie.

Au terme de son discours, il a défendu le bilan éthique de son gouvernement, au moment où l'actuel premier ministre Philippe Couillard s'en distancie.

« J'ai été à la tête d'un gouvernement honnête et intègre », a déclaré M. Charest pendant un court point de presse.

« J'ai pris bonne note des conclusions de la commission Charbonneau, a-t-il poursuivi. Renaud Lachance, un des commissaires, a écrit qu'après quatre ans de travaux, ils n'avaient pas entendu de preuve qui faisait de lien entre le financement, la collusion et la corruption. »

Il faisait référence au rapport final de la Commission sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, qui a été marqué par la dissension entre les commissaires Renaud Lachance et France Charbonneau sur l'existence d'un lien entre contrats publics et dons politiques au provincial.

M. Charest a de nouveau témoigné de sa confiance à Mme Normandeau, qui a été arrêtée dans une opération de l'UPAC et accusée de fraude, d'abus de confiance et de corruption

M. Charest a également dit faire confiance à Sam Hamad, qui a renoncé à son poste de président du Conseil du trésor la semaine dernière dans la foulée d'une affaire impliquant l'ex-ministre Marc-Yvan Côté et la société Premier Tech. 

« Triste », dit Marois

L'ancienne première ministre péquiste Pauline Marois, qui était également présente à l'événement, n'a pas voulu commenter les événements qui touchent le Parti libéral. Elle s'est toutefois permis une petite pointe à l'endroit de son ancien rival.

« La seule chose que je pourrais dire, c'est que c'est très dur pour nos institutions et c'est triste pour la démocratie », a-t-elle indiqué.




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