Philippe Couillard à La Presse: d'autres sujets abordés

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Le premier ministre Philippe Couillard à La Presse.

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Philippe Couillard a abordé plusieurs autres sujets avec les journalistes lors de son passage à La Presse, vendredi.

AFFAIRE HAMAD : « ON A DEMANDÉ À M. HAMAD DE SE RETIRER RAPIDEMENT »

C'est Philippe Couillard qui a demandé à Sam Hamad de se retirer du Conseil des ministres, après la diffusion d'un reportage sur ses liens avec Marc-Yvan Côté. Jusqu'ici, MM. Couillard et Hamad avaient soutenu que l'initiative venait de ce dernier.

« Ce n'est pas un moment agréable, j'avais une préoccupation de conserver l'intérêt supérieur de l'État. On a demandé à M. Hamad de se retirer rapidement après le reportage d'Enquête. On doit aussi agir avec équité, il faut garder une fibre d'humanité, considérer la personne en cause comme un individu qui a le droit de se faire entendre », souligne-t-il. « Le déplacement de M. Hamad à l'étranger [en Floride] a encore plus noirci la situation », a-t-il ajouté.

- Denis Lessard, La Presse

IDENTITÉ ET IMMIGRATION : UNE « INQUIÉTUDE » PERCEPTIBLE

Philippe Couillard « perçoit l'inquiétude identitaire » autour de l'immigration. « Je ne la nie pas, je l'entends. Il faut y répondre de façon correcte. » Le Québec a besoin d'augmenter sa population active, rappelle Philippe Couillard expliquant la décision de Québec de hausser à 60 000 par année la cible des nouveaux arrivants au Québec. La démographie est à la source de la différence entre le Québec et l'Ontario, dit-il. 

« Ils sont 13 millions, on est 8. Leur population active augmente jusqu'en 2030, la nôtre reste stagnante [...] c'est un facteur de retard économique pour le Québec. » Le projet de loi pour interdire le port du voile pour donner ou recevoir les services publics est toujours au menu et sera ramené une fois adopté celui sur le discours haineux. « Les services doivent être donnés et reçus à visage découvert. Pour des fins de sécurité, d'identification et de communication. »

- Denis Lessard, La Presse

EMPLOIS : COUILLARD « DÉÇU »

Le Québec a perdu 22 500 emplois à temps plein en mars. Si l'on tient compte de la création d'emplois à temps partiel, on parle d'un recul net de 11 200 emplois. « Je suis déçu moi aussi des chiffres du mois, a confié Philippe Couillard. Avec les cibles que je voyais, les indicateurs, je pensais qu'on aurait déjà une augmentation plus rapide de l'emploi. »

Il croit tout de même que son gouvernement « est sur la bonne voie », avec des annonces prochaines sur l'innovation, l'exportation et le numérique. « Je ne me décourage pas », a-t-il dit. Qu'advient-il de sa promesse électorale sur la création de 250 000 emplois en cinq ans ? C'est encore « mathématiquement possible », selon lui. Un peu plus de 70 000 emplois ont été créés depuis son arrivée au pouvoir, a-t-il soutenu. « Mais c'est certain qu'il faut accélérer les choses, a-t-il ajouté. Ce n'est pas facile, ce n'est pas rapide. [...] Il faut donc maintenir un rythme annuel autour de 50 000 emplois pour arriver à l'objectif. » Or le dernier budget Leitao consacre l'abandon de cette cible. Il prévoit la création de « près de 30 000 emplois en moyenne » en 2016, et le même nombre en 2017. 

- Tommy Chouinard, La Presse

SOCIÉTÉS D'ÉTAT : « ON NE S'EN EST PAS ASSEZ SERVIS »

Hydro-Québec, Investissement Québec et la Caisse de dépôt devront jouer un rôle plus important comme moteur économique : « on ne s'en est pas assez servis », estime Philippe Couillard. « Hydro a été [un moteur] à l'époque des grands barrages, mais on n'est plus là. » Hydro peut vendre son expertise, renforcer sa présence sur la scène internationale.

Des continents comme l'Afrique et l'Asie veulent s'électrifier. « Investissement Québec peut faire mieux. On doit être plus proactifs sur le terrain, plus en promotion en débusquage de projets », note Philippe Couillard. La ministre Dominique Anglade déposera une stratégie dans cette direction sous peu. La Caisse de dépôt construit et dirige des réseaux de transports collectifs ailleurs. « Qu'est-ce qu'il y a dans notre eau, dans notre ADN, dans notre air qui ferait qu'elle ne peut faire ça au Québec ? », demande M. Couillard.

- Denis Lessard, La Presse

PROJETS DE LOI : « ON A TROP SOUVENT LE RÉFLEXE DE LÉGIFÉRER »

Avis à l'opposition : Philippe Couillard compte manifestement mettre la pédale douce sur le dépôt de projets de loi. Ses décisions passeront désormais davantage par des décrets et des décisions administratives. « On a trop souvent le réflexe de légiférer dès qu'il y a un problème à régler, a-t-il soutenu. Tout ne se règle pas par projets de loi. Je trouve qu'au Québec, on légifère beaucoup. » Les projets de loi, « c'est long à adopter ». Et légiférer trop rapidement peut entraîner des « erreurs », a-t-il dit.

- Tommy Chouinard, La Presse

RÉMUNÉRATION DES RECTEURS : « ON VA FAIRE UN EXAMEN SÉRIEUX »

« On est préoccupés par ça, et la préoccupation s'étend à la population. Il faut que les conditions réservées aux dirigeants soient correctes, compétitives avec ce qui se fait ailleurs au Canada tout en tenant compte du coût de la vie qui est moindre chez nous. On va faire cet examen sérieux. Ça ne s'étend pas qu'à la rémunération directe, mais également à des avantages qui suivent l'emploi, par exemple la protection de salaire à la fin de l'exercice du recteur. Mais on ne sera pas nécessairement gagnant au Québec si on rend la situation de nos dirigeants d'université moins compétitive. » 

- Tommy Chouinard, La Presse

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