Aveos: une sortie Péladeau-Legault critiquée par Couillard

François Legault et Pierre Karl Péladeau ont participé... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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François Legault et Pierre Karl Péladeau ont participé ensemble à une conférence de presse à l'Assemblée nationale, à l'invitation de l'ancien représentant syndical d'Aveos, Jean Poirier (au centre).

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(Québec) Pierre Karl Péladeau et François Legault ont mis de côté leurs différends, mercredi, pour témoigner de leur appui aux employés licenciés d'Aveos. Une initiative qui a été raillée par Philippe Couillard, qui accuse ses adversaires de «manipuler» les travailleurs.

Dans un rare moment de convergence, les chefs du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec ont tenu un point de presse aux côtés de l'ancien représentant du syndicat des employés d'Aveos (AIMTA-FTQ), Jean Poirier.

Les trois hommes pressent le gouvernement Couillard de relancer la poursuite contre Air Canada, que Québec avait intentée dans la foulée du licenciement des 1700 travailleurs d'Aveos en 2012.

Le chef péquiste a dénoncé l'entente intervenue entre Québec et Air Canada, par laquelle l'avionneur s'engage à créer un «centre d'excellence» pour l'entretien des 45 appareils C Series qu'il compte acheter de Bombardier.

«Il a donné ouverture au chantage d'Air Canada d'abandonner 1800 employés en contrepartie d'achat d'avions de la série C, a dénoncé M. Péladeau. On ne peut faire autrement que de réitérer: un chantage et un marchandage odieux et scandaleux.»

«Si j'étais un député libéral aujourd'hui, je serais gêné, a ajouté François Legault. (...) Les politiciens, là, ont le devoir d'être debout, pas être à genoux.»

Québec poursuivi ?

M. Poirier s'est réjoui de recevoir l'appui des chefs des deux principaux partis de l'opposition, qu'il qualifie d'«équipe du tonnerre».

Il prévient que si Québec s'entête à mettre fin au litige avec Air Canada, les travailleurs intenteront des recours à leur tour. Ils en sont à mettre sur pied une «armée» d'avocats, a indiqué M. Poirier. Et cette fois, le gouvernement du Québec et le fédéral pourraient être ciblés par les poursuites.

«Depuis 2012, le gouvernement du Québec était correct, continuait les procédures, a dit M. Poirier. Aujourd'hui, on nous échange contre rien, parce (qu'on) n'a pas rapport avec Bombardier, c'est des emplois d'Air Canada, des emplois de maintenance, puis c'est eux qui prennent cette décision-là d'abandonner la cause. Moi, personnellement, je crois qu'il y aurait intérêt à poursuivre.»

«Manipulés»

Mais selon le premier ministre Philippe Couillard, les travailleurs d'Aveos se bercent d'illusions s'ils croient pouvoir retrouver leur emploi chez Aveos. Le recours intenté par Québec, a-t-il dit, visait à protéger les activités de maintenance des appareils d'Air Canada, pas à assurer le maintient tel quel du sous-traitant d'Air Canada.

«Ce qui est triste dans cette histoire, et je ressens beaucoup de sympathie et d'empathie pour les travailleurs, c'est que les deux partis d'opposition manipulent les travailleurs d'Aveos, a-t-il dénoncé. Ils ne leur disent pas la vérité. On va clarifier la vérité.»

- Avec la collaboration de Tommy Chouinard

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