Une nouvelle taxe pour les banlieusards, dénonce la CAQ

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Les députés de la CAQ Nathalie Roy (Montarville), Claude Surprenant (Groulx) et Mario Laframboise (Blainville).

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Les automobilistes de 66 municipalités du 450 pourraient bientôt devoir débourser 45 $ de plus par année, par véhicule, pour financer les transports en commun, affirme la Coalition avenir Québec (CAQ), qui s'appuie sur la «découverte» d'un article du projet de loi 76.

Les députés Nathalie Roy (Montarville), Claude Surprenant (Groulx) et Mario Laframboise (Blainville) ont participé dimanche matin à un point de presse à proximité du pont Jacques-Cartier pour dénoncer l'imposition de cette nouvelle taxe. 

Selon eux, l'article 51 du projet de loi 76, lequel vise à modifier les structures de gestion des transports en commun dans la région métropolitaine, accorde à la Communauté métropolitaine de Montréal le pouvoir d'étendre aux automobilistes de tout son territoire la taxe de 45 $ par année déjà versée par ceux habitant l'île de Montréal depuis 2011. 

Environ 1 million d'automobilistes seraient touchés, selon la CAQ. 

«Ce n'est pas qu'on est contre le développement du transport collectif, on est contre le fait de toujours aller puiser dans les poches des contribuables», a indiqué M. Surprenant, membre de la commission des transports et de l'environnement, chargée de l'étude du projet de loi 76. 

Les citoyens des couronnes nord et sud paient déjà une taxe de 30 $ pour les transports en commun. Les nouvelles dispositions feraient passer cette somme à 75 $, comme dans l'île de Montréal. 

«Nous, on pense que les gens qui habitent sur l'île bénéficient davantage du transport en commun», a expliqué M. Surprenant pour justifier l'écart entre les taxes imposées aux citoyens des deux zones.

«Les gens des banlieues n'utilisent pas le transport en commun parce qu'il ne répond pas à leurs attentes, a ajouté sa collègue Nathalie Roy. J'habite Saint-Bruno, c'est impossible de se rendre à Montréal hors des heures de pointe pour quelqu'un qui a un horaire atypique ou un travailleur autonome, par exemple. La nouvelle taxe ne vise pas à améliorer le service, simplement à combler un trou dans le financement.» 

CAA Québec et la Fédération canadienne des contribuables joignent leur voix à celle de la CAQ dans ce dossier. 

«Une fois de plus, les automobilistes sont une cible facile, a déploré CAA Québec dans un communiqué. Et pourtant, ils contribuent déjà à la hauteur de 1,4 milliard de dollars par année au financement du transport collectif. L'heure est à la diversification des sources de financement.»

«La CAQ fait référence à un article à l'étude en commission parlementaire qui est actuellement suspendu pour discussion», a réagi en soirée une porte-parole du ministère des Transports. «Cet article porte sur le financement de la future l'Autorité. Actuellement, dans la loi sur les transports, on prévoit déjà qu'une partie des coûts provenant des droits d'immatriculation vont aux transports en commun. La CAQ saute rapidement aux conclusions, les discussions vont se poursuivre en commission parlementaire.»

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