La CAQ fait fi de la mise en demeure de Péladeau

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Le député caquiste Benoît Charette

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(BROMONT) La Coalition avenir Québec fait fi de la mise en demeure envoyée par Pierre Karl Péladeau. Le parti de François Legault a annoncé lundi qu'il rejette la demande de médiation formulée dans les derniers jours par le chef du Parti québécois.

Le député caquiste Benoît Charette estime que des questions subsistent quant à la légalité du financement du centre de recherche que souhaite créer M. Péladeau afin d'alimenter l'argumentaire indépendantiste.

«Je pense que notre base est solide et j'ai confiance que M. Péladeau finisse par le reconnaître», a déclaré M. Charette.

«Lui-même a dit qu'il avait beaucoup de croûtes à manger, a ajouté le député. Je pense que ça fait partie de son apprentissage et qu'il va réaliser à terme qu'en politique, on a la possibilité et même le devoir de poser des questions.»

M. Charette estime que le chef péquiste a tenté de le priver de son droit de parole lorsqu'il lui a expédié une mise à demeure, ainsi qu'au chef François Legault et au président du parti, Stéphane Le Bouyonnec. M. Péladeau a par la suite transmis une demande de médiation en vertu du nouveau Code de procédures.

Dans une lettre envoyée aux représentants du chef péquiste, les avocats de la CAQ rejettent cette requête. Selon eux, les questions soulevées par le parti sont «légitimes et d'intérêt public».

«Nous maintenons que nos clients n'ont tenu aucun propos diffamatoire, et tenons également à vous rappeler que la question a été abordée par plusieurs autres intervenants politiques, ont-ils écrit. Nous espérons que votre client n'insistera pas pour judiciariser inutilement ce dossier.»

L'institut de la souveraineté, dont la création devrait être annoncée bientôt, est l'une des principales promesses de M. Péladeau durant la course à la direction du Parti québécois. Le Soleil a rapporté que le chef péquiste envisage de lui verser un «don substantiel» pour faciliter son décollage.

La CAQ craint que le centre de recherche soit ni plus ni moins une extension du Parti québécois, et que son financement doive donc être soumis aux lois qui régissent les dons politiques.

Le leader parlementaire du Parti libéral, Jean-Marc Fournier, a invoqué les mêmes raisons pour critiquer le projet de M. Péladeau la semaine dernière. Il a affirmé que le chef péquiste «ne comprend pas la démocratie» et se livre à de «l'intimidation juridique» face à ses adversaires politiques en leur envoyant des mises en demeure.

M. Péladeau a ensuite menacé de mettre en demeure M. Fournier.

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